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Une loi de Finances déconnectée
Par Lahcen DAOUDI, membre du SG du PJD

Par L'Economiste | Edition N°:1902 Le 24/11/2004 | Partager

La loi de Finances 2005 est déconnectée de tout sauf de la médiocrité. Logiquement, une telle loi devrait s’inscrire dans une vision, dans une stratégie et dans des programmes pluriannuels chiffrés, car “gouverner c’est prévoir”. Ne pouvant pas inscrire cette loi dans une approche temporelle plus large que l’année, le gouvernement se cache derrière le discours du Roi pour masquer son incapacité à planifier l’avenir du pays. Il est écrit dans la note de présentation: “…le cadre de référence du projet de loi de Finances 2005 reste défini par les hautes orientations royales découlant des différents discours et messages de Sa Majesté le Roi”. Cet amalgame est malsain. On ne peut pas justifier l’incapacité du gouvernement à gérer correctement le pays en partant des orientations royales. C’est au gouvernement de décliner ces orientations en programmes et en chiffres. Or, c’est à ce niveau que le bât blesse, que la médiocrité remonte à la surface! Ici, “les idées sont des fonds qui ne portent intérêt qu’entre les mains du talent” (Rivarol)!La loi de Finances 2005 est non seulement déconnectée des orientations royales et des perspectives tracées dans le plan quinquennal 2000-2004 dont elle est supposée consolider ce qui aurait dû être des acquis, mais aussi et surtout déconnectée de la réalité:- Le taux de croissance proposé de 3,2% est en complète rupture avec ce qui était prévu dans le plan 200-2004 (moyenne de 5% sur quatre ans) mais surtout avec les besoins du pays fixés à un niveau durable supérieur à (6%);- Le budget d’investissement se rétrécit d’année en année (plus de 21 milliards en 2001 et pas plus de 19,04 milliards pour 2005) et ne représente que 39,5% des emprunts de l’année. Autrement dit, plus de 60% de ces emprunts alimentent le budget de fonctionnement. C’est dramatique!- La masse salariale explose et franchit des seuils intolérables (12,8% du PIB);- L’endettement interne et externe s’envole à nouveau (+32,08% pour le premier et +46,57% pour le second!). On fonce droit dans le mur.- Le déficit budgétaire s’approfondit (3,2% du PIB y compris les recettes de la privatisation);- Le monde rural est définitivement largué; sa mise à niveau n’est pas à l’ordre du jour; ce n’est pas une priorité pour le gouvernement. La ville marocaine ne pourra en aucun cas faire face à l’exode rural qui se pointe à l’horizon;- Aucune grande réforme n’est prévue pour 2005 comme si le Maroc avait tout achevé à ce niveau.- Avec tous ces indicateurs au rouge, le constat, que n’importe quel Marocain aurait déduit de ces donnes, peut se résumer en ces termes lourds de conséquences: “L’action du gouvernement actuel n’est pas à la hauteur des défis auxquels nous sommes confrontés”.A ce gouvernement rongé de l’intérieur et pléthore de l’extérieur, il faut rappeler ce passage de Chamfort: “La facilité est le plus beau don de la nature, à la condition qu’on n’en use jamais”.«L’action du gouvernement actuel n’est pas à la hauteur des défis auxquels nous sommes confrontés»

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