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Une journée «Stop sida»

Par L'Economiste | Edition N°:2412 Le 30/11/2006 | Partager

. Près de 3 millions de morts par anVINGT-CINQ ans après l’apparition du sida, la pandémie continue de progresser, avec 11.000 nouvelles contaminations par jour et près de 3 millions de morts par an, et l’appel à tenir les promesses pour enfin stopper le sida est au coeur de la Journée mondiale vendredi 1er décembre. Quelque 39,5 millions de personnes sont séropositives ou malades du sida dans le monde, dont près de 25 millions en Afrique noire, selon les estimations de l’Onusida. Le sida (syndrome immuno-déficitaire acquis), qui a tué plus de 25 millions de personnes depuis l’apparition de la maladie en 1981, continue de faire des ravages, particulièrement en Afrique subsaharienne où les femmes paient un tribut démesuré à la pandémie. Victimes souvent oubliées, plus de 2,3 millions d’enfants vivent avec le virus du sida, en quasi-totalité dans les pays pauvres. Chaque minute, un enfant de moins de 15 ans est infecté par le virus. L’épidémie tue près de 500.000 enfants par an, c’est-à-dire un enfant chaque minute. Des millions d’autres enfants sont devenus orphelins à cause du sida qui provoque plus de 8.000 décès par jour dans le monde. «Stop sida. Tenons notre promesse»: le slogan appelle les dirigeants à faire preuve d’une plus grande responsabilité à l’égard de leurs engagements. L’objectif (3 by 5), fixé fin 2003 par l’OMS, de traiter 3 millions de malades des pays pauvres d’ici la fin 2005 pour les sortir du «couloir de la mort» , n’a pas été atteint malgré les progrès réalisés. Dans les pays à faible ou moyen revenu, le nombre de personnes sous thérapie antirétrovirale est passé de 240.000 en 2001 à 1,3 million en 2005, bien loin de l’objectif fixé, qui était lui-même très en deçà des besoins: plus de 6 millions de malades nécessitent une trithérapie d’urgence pour survivre. Mais «75% environ des gens qui en auraient besoin n’ont pas encore accès au traitement, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie», souligne le Dr Laura Ciaffi de Médecins sans frontières (MSF). «Le 3 by 5 a été un échec mais a aussi donné un élan», explique-t-elle, permettant «une plus grande disponibilité de fonds» et la mise au point par l’OMS d’un protocole simplifié, facilitant «l’accès au traitement dans de simples dispensaires». «La riposte mondiale contre le sida se trouve à un tournant», selon l’Onusida. Si «elle ne s’intensifie pas de manière significative, les pays les plus touchés par le sida ne parviendront pas» à réduire la pauvreté, la faim et la mortalité infantile comme ils s’y sont engagés en 2000 dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU, a mis en garde l’Onusida dans son dernier rapport.Synthèse L’Economiste

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