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    Une Banque de Données Urbaines à Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:28 Le 07/05/1992 | Partager

    L'Agence Urbaine de Casablanca pourrait opter pour une banque de Données Urbaine (B.D.U), de système d'information géographique et de production cartographique conçue par des entreprises espagnoles d'ingénierie.
    Conçue pour mieux gérer l'espace urbain, la Banque de Données Urbaines de Casablanca sera constituée d'un ensemble d'informations liées à l'activité urbaine, structurées et continuellement mises à jour.
    Pour ce faire, la BDU se basera sur un système informatisé de gestion des données urbaines de base telles que celles fournies par le cadastre, les plans d'aménagement communaux, les réseaux d'assainissement, d'eau d'électricité, les réseaux de transports ou autres. La liaison de ces données avec l'espace géographique où chaque élément est localisé en x,y,z par rapport à un référentiel graphique commun, fait de la BDU, un Système d'Information Urbain à Référence Spatiale (SIURS). Celui-ci repose sur le principe de la modélisation des données de base, la division de l'information en couches thématiques (cadastre, batis, réseaux ...) et l'association de la base de données graphiques résultante avec la base de données alphanumérique décrivant les entités graphiques. Cette organisation permet d'interroger la banque, d'effectuer des mises à jour, de produire des cartes thématiques et de faire des simulations en temps réel sur des situations diverses de gestion.
    Parmis les différentes applications du système, M. Alfonso de Sas, Directeur du projet, nous a cité, la gestion du patrimoine immobilier des communes ou des réseaux de trafic. En matière de géologie, le système permet de connaître la nature des sols en fonction de la zone étudiée. En matière d'éducation, la BDU permet d'identifier des zones en fonction du taux de natalité, de la densité pour évaluer les besoins et créer d'après ces données les écoles ou autres établissements à caractère éducatif. Elle peut aussi évoluer l'impact des zones industrielles sur l'environnement.
    Cette liste n'est pas exhaustive. "Du moment qu'on fournit au système les informations nécessaires, on peut faire beaucoup de choses".
    C'est pour cela, que les responsables espagnols du projet, insistent sur une bonne exploitation du système qui passe par sa vulgarisation.
    Le développement des S.I.U.R.S est rendu possible grâce aux progrès récents en matière d'informatique graphique ou infographic, et de stations intéractives. L'application de cette technologie "assez récente" commence à s'imposer pour maîtriser la gestion des grandes agglomérations comme Casablanca, où le périmètre urbain atteindra 21.500 hectares en progression de 132% par rapport à 1982.
    Pour démontrer l'utilité de la BDU en tant qu'outil de gestion et de planification de la surface, le groupement a procédé à la réalisation d'une maquette. La zone étudiée, de 216ha, appartient à la Commune d'Anfa sur laquelle on a procédé à la superposition de 4 couches cartographiques. Plans d'aménagement, parcellaire et réseaux. Pour aller plus dans le détail, le groupement a étudié une maquette représentant 1/6 de la zone étudiée, dite "zone pilote".
    Grâce à cette BDU, M. Alfonso de Sas, "on n'aura plus besoin d'envoyer des papiers entre la commune et l'AUC. La gestion des dossiers se fera de manière commune entre les différents partenaires qui participeront au projet".
    La maquette présentée aurait coûté, d'après M. Alfonso de Sas, "environ 4 millions de DH" et à laquelle ont travaillé à peu près 50 personnes, a été réalisée en 6 mois par la société espagnole Intercontinental Trading and Finance LTD (ITF).
    Celle)ci s'est chargée de faire la promotion et la coordination du projet entre des sociétés d'ingénierie informatique et géographique et des sociétés de production de topographie de base.
    Offrant des conditions financières et techniques "plus avantageuses" que les solutions canadiennes ou françaises" d'après des responsables de l'AUC, le groupement espagnol, constitué de 8 sociétés, a "établi une maquette plus profonde".
    Le principe de la B.D.U, bien que théoriquement assez complexe, est en pratique assez simple. A partir de prises de vue aériennes et des informations dont dispose l'AUC, le groupement espagnol grâce à son Système d'Information Géographique (GIS) traduit toutes les informations en langage informatique.
    Après la restitution des couples stéréoscopiques à l'aide de restituteurs et la digitalisation des cartes topographiques, des réseaux et des plans parcellaires, on procède à l'interprétation et au traitement de ces informations.
    L'étape suivante consiste à codifier l'information alphanumérique et à scanneriser le règlement du plan d'aménagement et du plan cadastral. Par la suite tous ces traitements sont structurés au niveau de la base de données qu'on a appelé système IBERGIS. En pratique, le système repose sur la superposition de différentes cartes thématisées dont le nombre augmente en fonction des informations fournies à la BDU par les différents utilisateurs en fonction de leurs besoins.

    A.L.

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