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Un premier port sec sous douane en service

Par L'Economiste | Edition N°:2832 Le 01/08/2008 | Partager

. Il s’agit de la 1re phase de la plateforme MITA. 8 hectares et 100 millions de DH d’investissementCasablanca se dote d’un premier port sec sous douane. Ce dernier est mis en service depuis mardi dernier. Il aura nécessité une enveloppe conséquente de 100 millions de DH et d’une superficie de 8 hectares qui constituera la première phase du projet intégré de plateforme logistique MITA de 40 hectares, réalisé par l’ONCF. En effet, l’Office national des chemins de fer s’est lancé auparavant dans la définition et la concrétisation d’un programme de construction d’un réseau de plateformes logistiques qui couvrira les principaux centres économiques du pays, à savoir Casablanca, Fès, Marrakech et Tanger. Ces plateformes seront composées, d’une part, d’un port sec sous douane et, d’autre part, d’une zone d’activités logistiques. «Pour garantir le développement du fret ferroviaire, nous cherchons à intégrer de plus en plus le maillon transport ferroviaire dans des chaînes logistiques et globales», explique Mohamed Rabie Khlie, DG de l’ONCF. Les installations et équipements de ce port sec permettront aux opérateurs économiques de traiter un volume important de conteneurs avec toute la sécurité et la fiabilité nécessaires. Ils se composent de 2 voies ferrées de 600 m chacune, de deux reachsteakers (outil de manutention des conteneurs) de grande capacité, soit 42 tonnes, en plus d’un espace clôturé et aménagé en travées pour le magasinage des conteneurs. Parmi les installations, figurent également un pont bascule (60 tonnes), 28 caméras et vidéosurveillance, un système d’anti-intrusion et un autre d’information pour le pilotage et la gestion des conteneurs. La zone d’activités logistiques ne sera, quant à elle, opérationnelle qu’à partir de 2010. Adossée au port sec sous douane, elle sera équipée en entrepôts répondant aux standards internationaux, destinés aux professionnels de la logistique pour y offrir des services intégrés. . Contrat-programmeLe port sec sous douane constitue, en fait, le prolongement de celui de Casablanca en matière d’import-export de conteneurs, les 2 plateformes étant reliées par voie ferrée. Il bénéficie aussi d’un accès plus facilité à l’autoroute et aux grandes artères de la ville. Un projet que Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, considère comme étant «la première opération concrète traduisant la volonté de l’Etat de développer, en parallèle avec la stratégie logistique en cours de définition, des champions nationaux dans le domaine». Il s’agit de l’ONCF, Marsa Maroc, la SNTL et l’Onda. Pour information, une étude sur «la stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique du Maroc» a été lancée par le gouvernement en partenariat avec la CGEM. Le travail constituera le point de départ pour définir une stratégie de développement du secteur et identifier un portefeuille foncier répondant aux besoins de gestion des flux de marchandises. Toujours dans le but d’améliorer la fluidité de circulation et de stockage des marchandises dans les grandes villes. Cette étude devra donner lieu à la signature, avant la fin de l’année, d’un contrat-programme Etat-CGEM formalisant les engagements des 2 partenaires pour la réalisation des actions et des objectifs définis par ladite étude.Jihane Kabbaj

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