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Un point bruxellois sur les dossiers chauds UE et USA

Par L'Economiste | Edition N°:1552 Le 02/07/2003 | Partager

. Visite «de courtoisie« consacrée à la coopération policière et judiciaire. Plan euro-africain de lutte contre l'immigration clandestine. Le Maroc «relais pour l'investissement américain en Afrique«Il n'est pas fréquent de rencontrer le ministre marocain de l'Intérieur dans les couloirs de la Commission européenne à Bruxelles. La présence de Mustapha Sahel ce lundi dans la capitale européenne, accompagné de Taïeb Fassi-Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères, devait comporter un intérêt particulier, malgré l'appellation officielle de «visite de courtoisie«. Celle-ci intervient deux semaines après celle du Premier ministre et quelques jours après la prise de position des Quinze sur l'immigration lors du sommet de Thessalonique. Quoi qu'il en soit, leur rencontre avec le commissaire Vitorino chargé de l'Intérieur s'est concentrée sur la question de l'immigration clandestine, à travers le prisme sécuritaire imposé par les Européens, ainsi que sur les questions de sécurité, de coopération policière et judiciaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Rien de concret n'a filtré de cette rencontre, sinon deux choses, la «coopération collective« et le triangle UE/Maroc/USA.. Surveillance des côtes en panneAu niveau de la gestion de l'immigration clandestine, Mustapha Sahel a déclaré que «le Maroc prend ses responsabilités concernant la réadmission des clandestins et le contrôle des flux migratoires sur son territoire«. Sur ce point, la rencontre avec les Européens a permis de se pencher sur les obstacles techniques qui bloquent le lancement du projet de surveillance des côtes marocaines, un projet financé par l'UE à hauteur de 40 millions d'euros (un peu plus de 400 millions de DH). Les experts des deux parties doivent à présent se réunir pour décider des modalités d'acquisition du matériel et de placement des postes de surveillance. Le ministre a toutefois souligné que la problématique était beaucoup plus large et nécessitait une «coopération collective«, notamment pour les flux autres que marocains, transitant par le Maroc, et qui ont tendance à augmenter: «Il ne faut pas tout mettre sur le dos du Maroc sous prétexte qu'il est le pays géographiquement le plus proche de l'UE«. Et d'en appeler à un vaste plan euro-africain, englobant outre les aspects sécuritaires, des plans d'action relatifs aux causes mêmes du problème.Concernant la lutte contre le terrorisme, Sahel a rappelé que ce combat se devait d'être international et qu'il ne pouvait être mené qu'à ce niveau. Il s'est dit satisfait des échanges d'informations et de la qualité des relations entre les services marocains et ceux de plusieurs pays européens. Ceux-ci sont en train de lancer plusieurs initiatives et plans d'action dans la lutte contre le terrorisme. «Compte tenu de la relation privilégiée, naturelle que nous entretenons avec les Européens, et de la valeur ajoutée que nous pourrions leur apporter en tant que pays victime du terrorisme international«, le ministre leur a fait savoir que le Maroc était prêt à collaborer avec eux dans ce cadre.. Plate-forme pour l'AfriqueFassi-Fihri revenait quant à lui d'une visite à Washington où il avait représenté le Maroc au sommet d'affaires Etats-Unis/Afrique organisé par le «Corporate Council on Africa«, l'association des entreprises américaines établies en Afrique. Le ministre délégué chargé de la coordination des négociations avec les Etats-Unis sur la zone de libre-échange a profité de cette tribune pour faire la démonstration que «le Maroc est capable à travers la ZLE de se positionner comme le relais par excellence des investissements américains sur le continent«. Devant un tel parterre de chefs d'entreprise, c'est un appel du pied clair les invitant à profiter du bénéfice pour notre pays d'une ZLE maroco-américaine pour établir leurs centres de coordination ou de décision sur le sol marocain. Fassi-Fihri a également rappelé l'objectif de ces accords de libre-échange. «Il s'agit d'attirer les investissements américains de manière à accélérer la mise à niveau de notre environnement institutionnel et d'affaires. Il s'agit aussi d'encourager le développement des échanges commerciaux entre nos deux pays, et de diversifier notre coopération«. Il faut savoir que le Maroc représente actuellement 0,05% du commerce extérieur américain.. «Attention particulière« pour l'agricultureEnfin, interrogé sur le refus américain d'accorder un traitement exceptionnel au volet agricole des négociations, le ministre a déclaré que ce secteur «fait déjà l'objet d'une attention particulière, étant donné qu'un des douze groupes de travail lui est entièrement consacré«, contrairement à l'habitude américaine qui est de mener l'ensemble des discussions sectorielles au sein d'un groupe unique consacré à l'accès aux marchés. L'inscription du volet agricole à l'agenda d'un groupe de travail spécifique permet notamment de négocier une période transitoire plus longue et de définir des mesures spécifiques qui vont accompagner le démantèlement des barrières douanières et tarifaires, et l'ouverture des marchés. Cette période de transition devrait être la plus longue pour les céréales, principal produit agricole concerné par les négociations. Ces attentions répondent, selon le ministre Fassi-Fihri, «à la volonté marocaine de ne pas nous inscrire dans une démarche stricte de libéralisation rapide mais plutôt dans celle d'un développement du secteur, dont l'importance économique et sociale est capitale«.La présence conjointe des ministres Sahel et Fassi-Fihri à Bruxelles s'explique par la tenue ces dimanche et lundi de la réunion informelle annuelle des ambassadeurs marocains en poste dans les pays de l'Union. L'occasion pour les membres du gouvernement de leur rappeler les priorités diplomatiques du pays, et d'étudier avec eux les pistes d'action «afin d'accélérer la mise sur pied d'une relation privilégiée avec l'UE«, en tenant compte des spécificités de chaque Etat membre européen.

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