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    Culture

    Un peintre engagé à la Villa des Arts

    Par L'Economiste | Edition N°:2874 Le 06/10/2008 | Partager

    . Ghass Rouzkhosh dénonce la corruption et la guerre. Ses tableaux sont censés provoquer un électrochocGhass Rouzkhosh, artiste peintre iranien de 44 ans, expose à la Villa des Arts de Rabat du 10 octobre au 14 novembre et à celle de Casablanca du 19 novembre au 25 décembre. La Fondation ONA nous propose là une exposition originale intitulée «Vertiges et civilisations», et un artiste peu commun, qui dénonce la corruption et la guerre. «Je ne fais pas de la peinture gentille. Je veux donner la parole aux gens qui souffrent et qui n’ont pas la possibilité de parler. Je montre le côté obscur et égoïste de l’homme», explique-t-il. Son œuvre reflète la parole des gens, quels que soient l’individu, la couleur ou le pays. Sa peinture ne laisse pas indifférent. Malgré une profusion de rouge, l’on ne ressent aucune agression. Chaque toile apporte un message d’incompréhension ou de paix et guide le visiteur «sur le pont qui relie les hommes entre eux à travers le passé, le présent et l’avenir.» L’ambition de Ghass est de provoquer un électrochoc, une prise de conscience. L’artiste se considère en fait comme responsable et refuse de rester silencieux devant la corruption de la nature, l’obscurantisme aveugle et la machine guerrière. Pour lui, créer est un sacerdoce. Dans sa peinture qui n’est pas forcément belle, l’Ethique prédomine sur l’Esthétique. En 1979, alors qu’il avait 15 ans, survient la révolution islamique, puis le conflit Iran-Irak. Après avoir vécu 8 ans de guerre, dont deux en tant que soldat sur le front, sa vision du monde change à jamais. Les images cruelles et indélébiles qui lui restent de cette guerre jouent alors un rôle déterminant dans son œuvre. Il n’utilise plus que 3 couleurs: le rouge inspiré par la couleur du ciel après un bombardement, le noir par celle des arbres calcinés et le blanc qui représente la paix et l’innocence.En 1984 Ghass entre à l’Ecole des beaux arts de Chiraz (Iran) qu’il quitte en 1989 pour venir s’installer en France. En 1991 il suit des cours de dessin à l’Ecole nationale des beaux arts de Paris et commence ses recherches sur les thèmes de l’art imaginaire et la dimension symbolique des formes.Aujourd’hui, il vit et travaille à Paris.Nadia BELKHAYAT

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