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    Courrier des Lecteurs

    Trois banquiers reconvertis dans le consulting

    Par L'Economiste | Edition N°:547 Le 09/07/1999 | Partager

    · Amos Mainwork, premier réseau de conseil au Maroc

    · Amos Partner's et un tissu de compétences forment le réseau

    · Deux grands axes du cabinet: L'ingénierie financière et l'accompagnement des investisseurs


    Ils n'aiment pas le qualificatif d'ex-banquiers, puisque dans leur âme ils se sentent toujours banquiers. MM. Azzedine Maâch et Othmane Slimani, les deux associés-fondateurs d'Amos Partner's, rejoints par M. Mohamed Azzedine Berrada, se sont appuyés sur leur expertise accumulée dans la banque pour monter leur structure de consulting, Amos Partner's. "L'entreprise n'a pas toujours les moyens de se faire comprendre auprès de la banque parce les deux parties ne tiennent pas le même langage", reconnaît M. Maâch. D'où parfois le rejet de plusieurs projets "bancables". Amos partner's veut "jouer le rôle de courroie de transmission entre l'entreprise et le système bancaire et faciliter au banquier la tâche en mettant à sa disposition des dossiers affinés". L'ingénierie financière est d'ailleurs un des socles de l'activité du cabinet. Mais il n'y a pas que cela. Amos Partner's couvre un large éventail de prestations de conseil allant des ressources humaines, la finance, l'assurance en passant par l'audit, jusqu'au conseil fiscal...
    Au-delà du simple cadre de conseil, c'est par la conception des formules de financement et l'accompagnement des investisseurs par la recherche de partenaires que la cabinet veut se démarquer. Il réalisera l'ingénierie financière et assistera à la constitution des tours de table pour lancer des financements destinés aux niches encore peu exploitées par le dispositif actuel: l'enseignement, la gestion de fortune, etc. Les banques seront associées dans le montage des produits financiers et, le cas échéant, d'autres partenaires.

    La prétention d'Amos est de devenir le premier guichet unique privé, soutient M. Slimani "Le vrai", insiste-t-il. Pour lui, l'association de compétences nécessaires à l'investissement constitue la force de frappe du cabinet. S'il existe une pléthore de structures d'accueil, on est encore loin de satisfaire les attentes des investisseurs. Et pour ceux qui viennent de l'étranger, la situation est encore plus complexe: recherche de partenaires locaux ou de financement bancaire, d'où la nécessité d'une véritable prise en charge. Et cela exige une diversité de services et de métiers. C'est ainsi qu'à la structure principale, Amos Partner's, se greffe un réseau de prestations que peut rechercher un investisseur: avocat d'affaires, notaire, transitaire, fiscaliste..., soit au total 17 métiers réunis autour de la structure, chacun avec une spécialité. C'est le réseau Amos Mainwork. L'entreprise ou l'investisseur s'adresse à Amos Partner's qui prend en charge la responsabilité globale de la mission, puis chaque cabinet membre du réseau traite un aspect relevant de sa spécialité. Sur le plan juridique, explique M. Maâch, les cabinets du réseau et Amos Partner's forment une espèce de groupement libéral. Avant d'aller plus loin dans une formalisation juridique, de type GIE (Groupement d'Intérêt Economique), les partenaires attendent les résultats des premières expériences. Mais en attendant, la relation entre Amos et ces cabinets est déjà une réalité sur le terrain. Pour la plupart d'entre eux, des protocoles d'accord sont sur le point d'être finalisés.

    Que les chefs d'entreprise ne fassent souvent appel au conseil que lorsque les choses vont mal n'inquiètent pas les associés d'Amos Partner's: demain avec l'ouverture de l'économie, le consulting deviendra une nécessité, analyse l'ex-patron du CIH, M. Slimani. Dans sa forme classique, prescription orale ou écrite des mesures contenues dans un rapport, le consulting n'est pas adapté à l'entreprise marocaine. En plus du conseil pur, il faut accompagner le chef d'entreprise dans sa mise en oeuvre, et c'est en cela qu'on lui apporte une réelle valeur ajoutée, conclut le coprésident d'Amos Partner's.


    Leur parcours


    · Coprésident d'Amos Partner's, M. Azzedine Maâch, 50 ans, a fait l'essentiel de sa carrière dans la banque. Avant de se lancer dans le consulting, il venait d'ABN Bank, l'actuel ABN AMRO Bank dont il était directeur général pendant neuf ans, de 1987 à septembre 1996. M. Maâch a par ailleurs occupé plusieurs responsabilités à la Banque Commerciale du Maroc. Il a été président de la filiale immobilière de la BCM.
    M. Maâch est diplômé de l'Institut National des Statistiques et d'Economie Appliquée (INSEA) de Rabat. Il est aussi lauréat de l'Institut Africain pour le Développement Economique et la Planification de l'ONU basé à Dakar. Il a également une formation d'ingénieur informatique d'IBM France et IBM Maroc. Le coprésident de Partner's est marié et père de cinq enfants.

    · M. Othamne Slimani, 58 ans en octobre a, lui, une longue expérience de grand commis de l'Etat, notamment au Ministère des Finances.
    Après avoir été à l'Inspection des Finances, il gravira plusieurs échelons: sous-directeur, chef de la Division Economique aux Finances, inspecteur général du Ministère des Finances, secrétaire général du Ministère, avant de rentrer au gouvernement en qualité de secrétaire d'Etat délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires Economiques. En 1979, il sera nommé président-directeur général du CIH, poste qu'il occupera jusqu'en 1993.
    Diplômé d'Etudes Supérieures en Sciences Economiques, M. Slimani a également exercé dans l'enseignement supérieur .

    · M. Mohamed Azzedine Berrada est également un pur produit du secteur bancaire. Ce presque quinquagénaire (il aura 50 ans en décembre prochain) discret... a été pendant plus de dix ans (1986-1997), directeur général du GPBM (Groupement Professionnel des Banques du Maroc). Cadre à la Banque Commerciale du Maroc qu'il a intégrée en 1974, il avait en charge la Sous-Direction Régionale des Agences de Rabat avant d'être responsable en matière d'engagement d'un groupe d'agences à la Direction Centrale du Crédit. En 1982, il se verra confier la Direction de l'Ecole Bancaire et du Développement du Centre International de Formation Bancaire. Six mois après avoir quitté le GPBM, il crée un cabinet-conseil, Cap. Consult, avant de rejoindre il y a quelques mois l'équipe d'Amos Partner's.

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