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Economie

Transport routier
17 PME sommées de déménager leurs entrepôts

Par L'Economiste | Edition N°:2731 Le 10/03/2008 | Partager

. Ces installations sont situées sur les terrains, propriété de la communeUn par un, ils se retrouvent délogés manu militari. Il s’agit de 17 transporteurs dont les entrepôts sont situés au quartier des Roches Noires à Casablanca à proximité de l’usine Cosumar, sur des terrains appartenant au domaine public. «Nous avons reçu un avis d’évacuation provenant de la commune qui nous donne un délai de 10 jours pour le faire. Mais c’est trop court comme délai pour trouver un autre terrain», proteste l’un d’eux, qui préfère ne pas être cité par peur de représailles, insiste-t-il. «Ils sont venus (les agents d’autorité) et ont démoli les clôtures, ils ont également confisqué mes camions avec des conteneurs contenant des marchandises depuis lundi dernier», ajoute Miloud Medouirat, directeur de Med Logistic, qui aurait observé pendant trois jours une grève de faim. «Comme par hasard les malheurs ont commencé juste après une plainte que j’ai déposée auprès des autorités contre Cosumar. Ses agents de sécurité ayant interdit l’accès à l’entrepôt à mes camions. Quelque temps après, un avis d’évacuation est tombé. Ce n’est qu’après que les confrères ont eu, à tour de rôle, la sommation», précise Medouirat.Sous le couvert de l’anonymat, un haut responsable de Cosumar rejette l’accusation et va jusqu’à dire que c’est son entreprise qui avait porté plainte en premier, à cause d’un incendie qui s’est déclaré chez le transporteur. Ce qui laisse penser que les protagonistes connaissent bien leur poids et se craignent mutuellement. Et connaissant la force de frappe des transporteurs, même si le secteur reste atomisé, cet incident pourrait être l’étincelle d’un nouveau débrayage des routiers. En tout cas, la menace reste pendante. «Est-ce que la commune n’aurait-elle pas pu attendre jusqu’à septembre date de la finalisation du projet de port sec à Zenata qui prévoit également un espace pour les transporteurs?» se demande Abdelilah Hifdi, président de la FNTR. Les tentatives de rencontre avec le maire de Casablanca ont toutes échoué. La CGEM est intervenue auprès de Mohamed Sajid pour qu’il reçoive les représentants de la Fédération des transporteurs. Une rencontre était prévue jeudi 6 mars mais elle n’a pas pu avoir lieu, le maire étant trop occupé. Une autre serait prévue à l’heure où nous mettions sous presse. Mais, une source proche de l’affaire indique que rien ne semble pousser le maire à faire des concessions. Le climat reste tendu et les transporteurs semblent désorientés par le passage à l’acte de la commune.Jalal BAAZI

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