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Transport international
Les routiers veulent un «accord Schengen»

Par L'Economiste | Edition N°:2893 Le 31/10/2008 | Partager

. La convention avec l’Espagne sur la table de négociation . Les opérateurs défendent une ouverture totale du marché de l’UnionLa poignée des entreprises du transport routier international (TIR) ont tout à redouter de l’entrée en récession de plusieurs pays européens qui peut se répercuter sur les commandes de donneurs d’ordre du textile, ce secteur étant un des gros pourvoyeurs de business du fret routier à l’export. Selon les années, les exportations d’articles d’habillement peuvent représenter jusqu’à 40, voire 50% du trafic du TIR vers l’Europe.Si la succession de mauvais chiffres économiques en Europe les préoccupe, c’est davantage la conclusion prochaine d’un nouvel accord portant sur le transport routier avec l’Espagne qui mobilise les professionnels. Pourquoi tant de focalisation sur l’Espagne? Parce que ce pays est stratégique dans les flux d’échanges par route avec l’Union européenne. La flotte espagnole est celle qui draine l’essentiel du trafic au départ du Maroc (90%) vers les grands centres de consommation sur le Vieux continent. A ce titre, le cadre juridique avec le voisin ibérique peut donc servir de rampe de lancement dans l’éventualité d’un futur accord avec l’Union européenne. C’est donc naturellement l’Espagne qui a le plus profité de la hausse du trafic à partir du Maroc, complètent les opérateurs marocains.Ces derniers veulent mettre à profit la fenêtre du renouvellement de l’accord maroco-espagnol, mais aussi le statut avancé vis-à-vis de l’Europe pour «remettre tout à plat». Par le biais de l’Association marocaine des transporteurs routiers internationaux (Amtri), ils demandent une «refonte de la convention afin d’arriver à un accord plus équilibré». C’est ce message-là que l’Amtri et la Fédération du transport CGEM, reçues le mercredi 29 octobre au ministère du Transport et de l’Equipement à Rabat, ont passé aux négociateurs marocains. Cette approche, soutiennent les professionnels, présente l’avantage d’ouvrir un vaste espace économique de 27 pays en obtenant un «visa Schengen» permettant l’accès à tout le marché unique. «Ce qui ouvrirait des perspectives de développement de la flotte marocaine», explique Abdelaziz Lahlou, président de l’Amtri. Pour l’instant, la libre circulation n’est pas possible pour les routiers marocains. Pour livrer un client en Allemagne par exemple, un transporteur marocain doit obtenir l’autorisation de chaque pays de transit. Aux yeux de l’Amtri, il s’agit d’une protection déguisée. L’Association suggère que le pays de destinataire de la marchandise soit le seul à délivrer le laisser-passer reconnu par le reste des pays européens. Cette demande est pendante depuis la mise en place de l’espace unique des transports en Europe en 1996. A l’époque, la diplomatie marocaine l’avait déjà présentée à Bruxelles.Si la requête est légitime, ce n’est pas gagné car si Bruxelles garde la main sur la réglementation du transport, les relations avec les pays tiers relèvent encore de la compétence de chaque pays membre de l’Union. Pour autant, toute la réglementation, y compris les règles sociales, sont opposables à tous les routiers qui circulent en Europe.Dans le texte qui sera négocié, dont L’Economiste s’est procuré une copie, l’Espagne propose une série de mesures: la suppression du contingentement pour le compte propre et le petit tonnage; l’exemption de la semi-remorque isolée de l’autorisation, la banalisation de l’entrée à vide et le maintien du privilège du transport vers les pays tiers au transporteur espagnol(transport triangulaire et non multilatéral).

Dialogue de sourds
Côté marocain, l’Amtri se dit «sereine» et plaide pour «une vraie ouverture des marchés», mais en parallèle, l’association émet des réserves sur les propositions espagnoles car «elles ne feront qu’accentuer le déséquilibre déjà béant au profit des routiers espagnols». L’Amtri dit préférer une approche par étape et rejette l’essentiel des propositions espagnoles. Pour l’Association, c’est clair : il faut maintenir la semi-remorque dans les définitions en tant que véhicule et le contingentement (seul moyen de ne pas balayer le pavillon marocain), introduire la notion de transport multilatéral, prévoir une autorisation spéciale pour l’entrée à vide (afin d’éviter disent les opérateurs, la triche sur le cabotage) et instituer le principe d’une autorisation unique (délivrée par le pays de destination de la marchandise). Autant dire qu’entre les deux parties, c’est presque le dialogue de sourds qui se dessine.

Le ministère du Transport sous pression

Les discussions entre les professionnels et le ministère du Transport portaient sur plusieurs éléments: l’examen et la finalisation des termes de références relatifs à l’étude du développement du TIR. Pour l’instant, la part de marché du pavillon marocain du TIR au départ du Royaume reste marginale. Elle plafonne à 2% depuis la conclusion de l’accord avec l’Espagne, soit 2% (voir aussi notre édition du mardi 28 octobre 2008). Il s’agit de sortir avec une stratégie globale du développement du transport international routier.L’étude d’ingénierie de formation aux métiers du transport routier et de sécurité routière est aussi relancée. Comme la plupart des secteurs, le transport routier est en panne de compétences, l’idée est de mettre en cohérence ce qui a été fait jusqu’à présent, d’identifier et de dresser un inventaire des besoins du secteur.Abashi SHAMAMBA

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