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Fès: Coup de pouce à la recherche scientifique

Par L'Economiste | Edition N°:2893 Le 31/10/2008 | Partager

. 1.500 experts ont présenté leurs projets du 25 au 30 octobre . L’expérience «e-Fès» à reprendre dans d’autres villes du Royaume Le projet e-gov «e-Fès» a été la vedette lors du 5e Congrès international sur les perspectives de la recherche scientifique et du développement technologique dans le monde arabe, qui s’est tenu du 25 au 30 octobre à Fès. Initié par la Fondation arabe des sciences et technologie, -en collaboration avec le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique et l’Académie Hassan II des sciences et techniques-, sous le thème «Innovation scientifique et développement durable», ce congrès a réuni plus de 1.500 experts issus d’une cinquantaine de pays, lesquels ont présenté différents projets de développement scientifique dans le monde arabe. Pour le Maroc, c’est le projet «e-Fès» qui a retenu le plus l’attention de l’audience. «Consacré à la gestion des bureaux d’état civil de la capitale spirituelle, ce projet a obtenu trois prix», indique Asmae El Mahdi, responsable communication et logistique du laboratoire ICT4D en charge du projet. En effet, après les prix e-Mtiaz et Tiga, décernés respectivement (en 2005 et 2006) à l’échelle nationale et africaine, le laboratoire ICT4D -relevant de l’université Al Akhawayn- a remporté le trophée 2007 du service public des Nations unies. Selon El Mahdi, l’université Al Akhawayn et le Centre de recherche pour le développement international Canada (CRDI) ont lancé le projet e-Fès en 2004. C’était à l’issue d’une convention portant sur un projet de recherche et développement d’un système pilote de e-gouvernement pour la ville de Fès. Vu le succès, les initiateurs du projet essayent de généraliser leur expérience à l’ensemble du territoire de la capitale spirituelle, soit quelque 32 bureaux d’état civil. L’enveloppe globale allouée à cette nouvelle étape avoisine les 4 millions de DH. Rappelons que ce montant est financé par le CRDI et Al Akhawayn. Celle-ci a déjà doté la ville de Fès d’un portail et d’un «roadmap» pour servir de référence au développement d’autres systèmes e-gouvernement dans d’autres villes au Maroc. «A travers ce projet, Al Akhawayn se positionne comme leader national dans les travaux de recherche et développement relatifs aux systèmes e-gov des collectivités locales», souligne El Mahdi. A noter que lors de la présentation du projet e-Fès, des intervenants syriens, koweïtiens, et algériens ont vivement exprimé leur intérêt pour une telle expérience, réussie grâce à l’implication des différents partenaires, notamment l’administration territoriale (wilaya), le ministère de l’Intérieur, la Direction générale des collectivités locales (DGCL), l’université Al Akhawayn, le CRDI et les élus de Fès, précise El Mahdi.


La ville en ligne

Ce projet e-Fès a été financé par le CRDI (Centre de recherche pour le développement international-Canada) à hauteur de 1,91 million de DH et a nécessité 24 mois de travaux intenses. L’objectif était de mettre en oeuvre un portail de la wilaya de Fès et de l’arrondissement d’Agdal. Une fois réalisé, ce portail a permis aux citoyens et aux entreprises de demander et de recevoir des informations et/ou des documents en ligne (acte de naissance, certificat de résidence, etc.). Aujourd’hui, près de 80.000 citoyens peuvent retirer des documents de l’état civil en moins de cinq minutes. Ceci grâce à l’informatisation et la numérisation de l’ensemble des registres du bureau de l’état civil. Seul bémol, la signature électronique connaît certains blocages. Ajoutons à cela le taux élevé d’analphabétisme et les craintes d’utilisation des nouvelles technologies dans certaines administrations «archaïques». De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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