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Economie

Tourisme, pourquoi Agadir manque de souffle

Par L'Economiste | Edition N°:3299 Le 16/06/2010 | Partager

. La capacité litière a très peu évolué . Près de 19.000 lits ont plus de 35 ans LA destination Agadir peine à tenir la tête hors de l’eau. A fin avril dernier, la station balnéaire a enregistré une baisse de 7% tant en arrivées qu’en nuitées comparativement à la même période de l’an dernier. Une information communiquée par le département du Tourisme. Pour l’heure, certains hôteliers se disent optimistes et disent sentir la reprise. La hausse enregistrée en arrivées de 9,97% et de 3,26% en nuitées au mois de mai dernier comparativement à la même période en 2009 les conforte dans cette idée. D’autres, par contre, ne cachent pas qu’ils n’ont pas de visibilité pour les mois à venir. «Si la situation actuelle est liée à la conjoncture économique et à la restructuration des grands décideurs du tourisme à l’échelle internationale, il n’en reste pas moins vrai que la question sur Agadir est aussi liée à un problème structurel», souligne Said Scally, professionnel du tourisme et past-président du Conseil régional du tourisme d’Agadir. Lors d’une récente réunion concernant l’évaluation du Plan de développement régional touristique (PDRT), Mohamed Boussaid, wali de Souss-Massa-Draâ (et ex-ministre du Tourisme) et le ministre du Tourisme, Yassir Zenagui, n’ont pas cessé de répéter que le principal frein au développement de la destination c’est sa capacité limitée. Même si le contrat-programme du secteur n’a pas été décliné sur le plan régional, on peut avancer sans risque de se tromper que les objectifs à échéance sur ce plan n’ont pas été atteints. Et les 35.000 lits additionnels programmés dans le cadre du Plan de développement régional touristique n’ont aucune chance d’être réalisés d’ici là. Bien sûr, il y a eu le couac de Taghazout, qui devait être la première station balnéaire à réaliser dans le cadre du plan Azur et qui se retrouve aujourd’hui la dernière. Mais il faut rester optimiste, le ministre du Tourisme a indiqué qu’il y aura bientôt du nouveau sur ce dossier. En attendant, la station balnéaire compte 26.200 lits environ et atteindra 27.000 lits d’ici fin 2010 avec l’ouverture de l’ensemble hôtelier de la Marina. En 2001, la ville disposait de 19.120 lits, soit environ 7.000 lits additionnels. Il faut cependant souligner que, hormis 1.500 lits environ, cette augmentation est le résultat de projets lancés bien avant la mise en œuvre du contrat-programme de la Vision 2010. De fait, entre 2002 et 2008, six nouveaux hôtels pieds dans l’eau sont entrés en activité. Ce sont ces hôtels qui, aujourd’hui, tirent la station vers le haut et s’en sortent en ces temps de doute. Ils sont pour la plupart adossés à un gros tour-opérateur (TO), comme les hôtels Tikida et le Robinson Club. Sur la station balnéaire, bien d’autres établissements ont par contre de la peine à faire face à leurs charges notamment fiscales en raison de leur faible activité.La situation sur le plan capacité d’hébergement est par ailleurs toute relative malgré l’augmentation du nombre de lits. Parce que, sur les 26.200 lits, quelque 900 ne sont plus exploités. En effet, les établissements en question ont cessé leur activité, à savoir les hôtels Transatlantique et Salam. Par ailleurs, la ville compte des lits qui sont difficilement commercialisables. «Sur les 26.200 lits, plus de 19.000 ont dépassé 35 ans et ont besoin de rénovation», souligne Scally. La maigre activité de beaucoup d’hôtels en raison de la faiblesse de leur stratégie commerciale et l’état du produit ne permet pas aux concernés d’investir dans des travaux de rénovation. Aujourd’hui, le département du Tourisme étudie une nouvelle solution pour ces établissements car l’option du programme Rénovotel est difficilement applicable pour les hôtels en difficulté.Malika ALAMI


Faiblesses

QUI dit maigre capacité litière, dit aussi faible activité. Le volume des arrivées et des nuitées n’a que faiblement augmenté ces dernière années. A fin 2009, le nombre des arrivées a atteint 699.379. En 2001, il était de 596.939. Au niveau des nuitées, pas de grosses augmentations non plus. La station balnéaire a réalisé, à fin 2009, 4,46 millions de nuitées contre 3,96 millions en 2001. La destination avait pourtant, malgré sa faible capacité, le potentiel de réaliser 9 millions de nuitées. En effet, le taux d’occupation moyen des établissements n’a cessé de baisser pour atteindre aujourd’hui 43%.

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