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Economie

BAM maintient le taux directeur à 3,25%

Par L'Economiste | Edition N°:3299 Le 16/06/2010 | Partager

. Une décision prise à la réunion du Conseil de la banque centrale. L’excédent monétaire quasi nul, le rythme croissant du crédit bancaire, les principales raisonsL’inflation aura été faible au cours du deuxième trimestre de 2010, mais des fluctuations ponctuelles, liées à la volatilité des produits alimentaires frais. Elle a donc atteint 0,1% en glissement annuel, au premier trimestre et également en avril 2010, après -0,5% au cours du dernier trimestre de 2009. Parallèlement, l’inflation sous-jacente, qui représente la tendance fondamentale des prix continue en avril, comme au cours des deux derniers trimestres, se situe à 0%. Cependant, les prix à la production industrielle, qui sont largement liés aux évolutions sur les marchés mondiaux, ont connu une augmentation en avril 2010, soit un glissement identique à celui du mois de mars (11,3%). Une hausse qui intervient après une baisse de 9,3% au dernier trimestre de 2009.Au cours de sa deuxième réunion trimestrielle, tenue hier mardi 15 juin, le conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a analysé et approuvé la situation économique, monétaire et financière du pays au titre de l’année passée. Il a également examiné l’évolution récente de la situation économique récente ainsi que les prévisions d’inflation à l’horizon du troisième trimestre 2011.Les dernières données font état d’une poursuite de l’amélioration de l’activité économique. Selon l’Institut d’émission, sur l’ensemble de 2010, le redressement des activités non agricoles devrait se confirmer, mais à condition que, sur le plan international, la détérioration récente de la situation financière ne se propage pas à la sphère réelle. Dans ce contexte, les experts de BAM estiment que l’output gap non agricole, qui est plus pertinent pour l’analyse des pressions inflationnistes, connaîtrait des valeurs légèrement positives en 2010. Pour sa part, le PIB devrait progresser à un rythme inférieur à celui enregistré en 2009, soit entre 3 et 4%. En cause, la contraction prévisible de la production agricole par rapport au niveau exceptionnel connu en 2009.Par ailleurs, sur la base des données arrêtées à fin avril 2010, l’analyse des conditions monétaires fait ressortir une poursuite de la croissance modérée de M3, revenue à 3,9%, après 4,6% au premier trimestre 2010. Tandis que l’excédent monétaire se maintient à un niveau quasiment nul, le rythme de progression du crédit bancaire, bien qu’enregistrant un ralentissement, reste soutenu puisqu’il s’est établi en avril 2010 à 10,2%.L’ensemble de ces éléments laisse prévoir une hausse de l’inflation de l’ordre de 1,7% en moyenne sur l’horizon de six trimestres, contre 1,4% en mars 2010. Pour l’année 2010, elle s’élèverait en moyenne à 1,2% comparativement à 1% dans le rapport de la politique monétaire de mars 2010. Au troisième trimestre 2011, elle devrait se situer à environ 2%. L’inflation sous-jacente devrait également rester modérée et ne pas dépasser les 2%.Les risques d’inflation restent légèrement orientés à la hausse en rapport avec les perspectives d’évolution des prix à l’importation et du crédit bancaire. C’est la raison pour laquelle BAM a décidé de maintenir le taux directeur à 3,25%.H. E.


Détérioration

LE conseil de Bank Al-Maghrib a relevé que les conditions financières, sous l’effet des incertitudes sur la soutenabilité des finances publiques de bon nombre de pays avancés, ont connu une détérioration notable qui s’est traduite par un retour de l’appréhension du risque ainsi que par un élargissement des spreads sur les marchés de la dette. Ces évolutions récentes, qui n’ont pas encore été pleinement prises en compte, dans les indicateurs les plus récents, contribuent à accroître les risques sur la reprise attendue de la croissance mondiale.

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