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    Courrier des Lecteurs

    Tourisme : Les transports, nouvel eldorado des investisseurs

    Par L'Economiste | Edition N°:191 Le 03/08/1995 | Partager

    Pour le mois de juin 1995, les investissements touristiques agréés se sont élevés à 53 millions de DH, en hausse de 113% par rapport à la même période de 1994 où ils avaient atteint 25 millions. Le montant moyen par dossier d'investissement est de 13,25 millions. Avec deux projets de 43,46 millions de DH situés à Casablanca et à Rabat, la restauration arrive largement en tête, suivie par l'hôtellerie (9,68 millions).
    Le montant total des projets agréés au cours du mois de juin pour bénéficier des avantages du code des investissements touristiques s'élève à 1,005 milliard de DH. Au total, en intégrant les dossiers d'investissements agréés par le comité technique mais non encore éligibles aux mesures du code (358 millions de DH), le cumul de l'investissement depuis le début de l'année atteint 1,474 milliard, en recul de 40% par rapport au premier semestre de 1994.

    L'hôtellerie (9,68 millions de DH), jadis privilégiée par les promoteurs, arrive loin derrière les transports touristiques. Au plus fort de la période faste du tourisme au début des années quatre-vingt, le CIH accordait en moyenne 1 milliard de DH de crédit annuellement aux promoteurs hôteliers. Actuellement, il n'existe pratiquement plus de construction de nouvelles unités. Les seuls crédits sollicités (200 millions de DH par an) sont destinés à la rénovation et à l'achèvement des établissements en cours de construction.
    Le transport touristique (70% du total) apparaît comme le nouvel eldorado des investisseurs: rien que pour la ville de Casablanca par exemple, plus de 992 millions de DH y seront investis dans ce secteur. Les hôteliers estiment que cette branche est dans un état "calamiteux" . Il faut donc espérer que ces investissements contribueront à la modernisation de l'infrastructure existante.
    Quant à l'animation touristique, l'une des lacunes du tourisme national, elle arrive en 4ème position avec 44,25 millions de DH, représentant 3% de l'investissement total.
    En ce qui concerne la répartition spatiale des projets, l'on notera aussi une redistribution des cartes au profit de la métropole casablancaise. Celle-ci concentre 71% des projets; vient ensuite la province d'Errachidia avec 8% des investissements. Dans ce domaine, la bipolarisation entre Marrakech et Agadir relève donc de l'histoire.

    Abashi SHAMAMBA.

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