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Economie Internationale

Tchécoslovaquie: deux modes de privatisation

Par L'Economiste | Edition N°:24 Le 09/04/1992 | Partager

C'est le 18 Mai prochain que la Tchécoslovaquie donnera le coup d'envoi à son programme de privatisations. La loi, qui a été approuvée l'an dernier par le gouvernement, prévoit deux modalités: la vente directe à des investisseurs étrangers ou nationaux la vente aux enchères et la vente d'actions à des prix étudiés aux employés des entreprises d'une part, et la méthode dite des coupons, d'autre part. Celle-ci signifie que pour 1.000 couronnes tout citoyen majeur et résident peut acquérir un livret de coupons convertibles gratuitement en actions.
Ces coupons peuvent être placés soit directement dans les entreprises du choix des détenteurs de livrets, soit par le biais d'un fonds d'investissement. Quatre cents fonds de privatisations sont actuellement enregistrés. Selon le gouverneur de la Banque d'Etat Tchécoslovaque, M.Josef Tosovsky, la privati-sation par les coupons a ses avantages et inconvénients.
En effet, et compte tenu du fait que 95% des entreprises sont étatiques et que "le temps est un facteur essentiel en économie", la privatisation s'effectuera de manière plus accélérée:
Cette méthode, dont l'avantage est également de pallier le manque de capital, a cependant l'inconvénient de n'être qu'"une simple opération de transformation de la propriété " qui présente une difficulté au niveau du contrôle des entreprises, vu la multiplicité des actionnaires.
Toujours selon M. J. Tosovsky, l'hypothèse d'une revente massive des coupons-actions entraînerait "un enrichissement factice" pouvant nuire à la stabilité monétaire du pays.
Pour prévenir ce risque, le gouverneur de la Banque d'Etat tchécoslovaque a signalé que la fiscalité était un schéma possible. "Nous pourrons par exemple imposer à 75% les plus-values en capital. En promettant de baisser progressivement l'impôt à 50%, puis à 30%, l'actionnaire attendra", explique-t-il.

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