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Tarifs AMO: Bagarre au sein du corps médical

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. Divergences entre les médecins du secteur privé. Rencontre avec l’Anam, mardi 14 marsC’EST ce mardi que le directeur de l’Agence nationale de l’assurance maladie (Anam), Chakib Tazi, doit rencontrer les médecins du secteur privé pour recevoir leurs propositions de tarification. Les deux parties n’ont toujours pas trouvé un terrain d’entente malgré plusieurs réunions. Il s’agirait de divergences entre, non pas l’Anam et les médecins, mais plutôt les organismes gestionnaires, Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (Cnops) et les prestataires de soins. La tarification proposée par ces organismes (cf.www.leconomiste.com) est loin de correspondre à celle présentée par les médecins. En clair, les prix des organismes gestionnaires sont nettement inférieurs à ceux pratiqués par les médecins et donc très en deçà «des réalités», répètent ces derniers. Les négociations ont pourtant duré de longs mois, voire de longues années, avant que l’assurance ne soit devenue obligatoire. Son entrée en vigueur n’a pas empêché les prestataires de soins de ne pas signer la convention. Le problème majeur actuel concerne le démarrage des remboursements. Tant qu’aucun consensus n’est trouvé, les remboursements s’effectuent sur la base des tarifs proposés par les organismes gestionnaires. Les premiers dossiers ont d’ailleurs déjà été remboursés et 60 prises en charge émanant d’institutions médicales privées ou publiques délivrées par la CNSS. Mais la situation est transitoire. Le remboursement sur la base des tarifs proposés par l’Anam ne pourrait s’éterniser. Cette tarification serait avant tout préjudiciable au patient puisque les frais engagés sont nettement supérieurs à ceux proposés au remboursement. Jusqu’en fin de semaine dernière, les médecins du secteur privé n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur la tarification qu’ils vont proposer, en principe ce mardi, à l’Anam. Le désaccord concernerait le niveau des prix proposés par les diverses parties. Les médecins membres du Conseil national de l’ordre des médecins et ceux des cliniques privées souhaiteraient des tarifs de base de 120 dirhams pour les généralistes et 200 dirhams pour les consultations chez un spécialiste. Les médecins du syndicat national du secteur libéral opteraient pour un tarif de 100 DH chez un généraliste et 180 DH chez un spécialiste. Si les médecins se mettent d’accord, d’ici mardi, sur une tarification commune, le problème ne se pose plus. Du moins entre eux. Il restera alors à trouver un consensus avec l’Anam. Un des scénarios serait l’adoption d’une double tarification (www.leconomiste.com). Si les médecins ne trouvent pas de terrain d’entente, chaque groupement (syndicat, médecins des cliniques privées) conserve la possibilité de signer la convention avec l’Anam. Mais si l’un deux signe effectivement, les autres seraient «dans l’obligation de suivre», indique une source proche du dossier. Les cliniques privées sont tenues par des prises en charge. Pour que les patients qui y sont traités en bénéficient, les cliniques doivent être signataires de la convention avec l’Anam. Sinon, les patients se verront refuser la prise en charge et seront donc orientés «contre leur gré» vers les hôpitaux et polycliniques. La situation devrait se décanter ces deux prochaines semaines.


Et les médicaments?

UN mutisme persiste autour de la liste des médicaments remboursables. Celle-ci a pourtant été décriée par les professionnels de la santé qui estiment que sa configuration ne permettra pas de soigner de nombreuses maladies, en tout cas pas convenablement. Les laboratoires pharmaceutiques ont, eux, prôné un tarif de référence moyen (www.leconomiste.com).Amale DAOUD

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