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Pas de carburant aujourd’hui

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. Les 2.035 stations-service du pays fermées pour 24 heures . Les pompistes contre la récupération de la TVA par l’Etat La Fédération nationale des commerçants de carburant (FNCC) maintient son mot d’ordre de grève générale de 24 heures à partir de dimanche 12 mars à minuit. Contacté par L’Economiste, Hadj Ben Khayi, vice-président de la Fédération, affirme que les 2.035 stations-service que compte le pays seront fermées durant toute cette journée de ce lundi 13 mars. A l’heure où nous mettions sous presse, les stations-service n’étaient pas encore prises d’assaut, du moins à Casablanca. Quelques automobilistes ont déjà fait le plein. Quant aux moins prévenants, ils avaient jusqu’à minuit pour le faire. Dimanche matin, les responsables de la Fédération étaient réunis au siège de leur QG à Casablanca pour coordonner les actions entre les différents intervenants à travers le Royaume. Voilà donc que la décision de grève prise à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire (AGE) du 14 février dernier est mise à exécution. Pour Khayi, deux principaux facteurs ont poussé les pompistes à débrayer. Il s’agit d’abord d’une disposition de la loi de Finances 2005 disposant que l’Etat doit récupérer la TVA supportée par les consommateurs à la pompe. Rappelons que cette taxe est de 7%. «C’est une aberration puisque nous achetons déjà en TTC. Nous refusons donc d’être doublement imposés», martèle-t-il. La TVA payée à la pompe par les automobilistes est considérée par les pompistes comme le seul moyen de rentrer dans leurs charges. Khayi affirme à ce sujet que «la marge bénéficiaire ne dépasse guère les 3% pour les carburants et 10% pour les lubrifiants». Les professionnels se plaignent également de la concurrence des supermarchés sur le segment des lubrifiants, des produits où ils réalisent la meilleure marge. . Commerce juteuxSecond grief avancé par la Fédération: la concurrence du trafic de carburant de contrebande venant de la frontière algérienne. Ce commerce juteux fait la principale activité de milliers d’habitants dans les régions frontalières. Tous ces facteurs font qu’aujourd’hui les propriétaires de stations de service croulent sous le poids des charges d’exploitation, est-il affirmé auprès de la Fédération. S’y ajoutent les hausses successives des prix à la pompe ayant réduit le volume des ventes, entraînant ainsi un coût supplémentaire de l’ordre de 2.500 DH par tonne de carburants, avait indiqué à L’Economiste un exploitant d’une station de service à Casablanca (www.leconomiste.com). Rappelons que la Fédération s’était réunie avec les pouvoirs publics et adressée des correspondances notamment au Premier ministre, mais en vain. Elle avait sollicité l’intervention de ce dernier «afin de réviser les dispositions fiscales de la loi de Finances 2005, ainsi que les marges brutes». Depuis, «aucune suite n’a été donnée à nos différents appels», déclare un responsable de la Fédération. C’est alors que cette dernière a brandi la menace d’une grève nationale de 24 heures pouvant être suivie, en l’absence de réaction, d’un débrayage de 48 à 72 heures.Mustapha BENTAK

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