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Tanger: Un chantier menace d’inonder une zone industrielle

Par L'Economiste | Edition N°:2388 Le 26/10/2006 | Partager

. Les industriels de Moghogha tirent la sonnette d’alarme. Les travaux d’un pont ferroviaire traînent en longueurLES entrepreneurs de la zone industrielle de Moghogha sont inquiets. Des travaux de construction de deux ponts sur le canal de l’oued Moghogha font peser une épée de Damoclès sur leurs activités. Ce chantier, réalisé pour le compte de l’Office national des chemins de fer (ONCF), pourrait en cas de pluies provoquer de fortes inondations. Selon eux, l’ONCF, en s’attaquant à la mise à niveau de l’actuelle ligne ferroviaire et à la construction d’un deuxième pont sur la nouvelle ligne reliant Tanger au Port Tanger Med, n’a pas pris les précautions nécessaires pour protéger la zone. De plus, des buses bloquent le cours du canal. Et c’est ce blocage qui suscite les craintes des industriels. «En cas de fortes précipitations, les risques d’inondations sont réels», explique-t-on auprès de l’Association de la zone industrielle de Tanger, (AZIT). Après maints courriers adressés à la wilaya et à l’ONCF, les promoteurs du chantier se sont engagés à terminer les travaux avant la saison des pluies, c’est-à-dire fin septembre. «Mais ces derniers trainent en longueur» , ajoute l’AZIT. Dans un pli à l’attention de la direction de l’Office et daté du 6 octobre, l’Association demande à ce que le canal soit dégagé «sans délais». En outre, face au danger des inondations, l’AZIT ne manque pas de faire porter l’entière responsabilité à l’ONCF en cas de dommages. Pour l’Office, le retard s’explique par des difficultés non prévues, comme le dégagement de câbles aériens qui entravaient le lancement du chantier. «De plus, la nature compressible des sols a compliqué la mise en place des fondations», souligne Mohammed Smouni, directeur des investissements à l’ONCFDu côté de l’AZIT, c’est la protection des investissements et du gagne-pain des travailleurs dont il est question. Les inondations de 2001 sont encore dans les esprits. Plus de 50 millions de DH de dégâts et plusieurs mois de chômage technique ont marqué les industriels de Moghogha. Pour rappel, les eaux avaient atteint des niveaux de plus d’un mètre à certains endroits. Le grand canal a débordé provoquant d’importants dégâts dans la zone industrielle. Zone où venaient de s’achever d’important travaux de mise à niveau pour un montant de 10 millions de DH. Malheureusement, personne n’a pensé à procéder au curage du canal; ce qui a déclenché la catastrophe. L’idée de la construction d’un barrage avait alors été lancée, mais depuis, rien de concret n’a vu le jour.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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