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Affaires

Tanger: Amendis répond aux manifestants

Par L'Economiste | Edition N°:2406 Le 22/11/2006 | Partager

. Une rencontre tenue avec la presse hier APRÈS avoir refusé toute déclaration, les responsables de la société Amendis, en charge de la concession d’eau d’eau, électricité et d’assainissement à Tanger, a finalement organisé, hier, une rencontre avec la presse. Depuis plusieurs jours, la filiale du groupe Veolia est confronté à des manifestations quotidiennes des usagers. Usagers qui protestent contre la hausse de la facture d’eau et d’électricité à partir du mois d’août (cf. www.leconomiste.com). De fait, le nombre des réclamations est passé, depuis cette date, de 1.200 à 2.000 actuellement. Selon l’opérateur français, la répercussion des hausses ne ferait augmenter les factures «que de 7 à 10% en moyenne pour la majorité des consommateurs». A titre d’exemple, une consommation de 20 m3, soit environ un tiers des abonnés à l’eau d’Amendis, serait facturée à 149 dirhams hors taxes. Cumulée avec une consommation électrique de 100 kWh, elle correspond à une facture mensuelle globale d’environ 300 dirhams. Des chiffres qui sont loin des factures objet du litige. Plusieurs cas de factures font, en effet, état de sommes dépassant les 400 dirhams pour la seule partie eau.Pour François de Rochambeau, directeur général d’Amendis, les causes de ces augmentations sont dues à trois facteurs: l’augmentation enregistrée pendant le mois d’août, les habitations multifamiliales et les anomalies de relevé des compteurs. Des explications qui n’ont pas réussi à convaincre les assistants, sauf le dernier point peut-être. A noter que la hausse des consommations pendant l’été et les branchements multiples sur le même compteur sont des phénomènes récurrents qui existaient même avant l’entrée en service d’Amendis. Quant à la question des anomalies de compteur, ce volet constitue certes un début de réponse. Les «bizarreries» de lecture peuvent aller de la non-visite du compteur à l’erreur de relevé proprement dite. «Le cas des compteurs internes que le releveur ne peut visiter est assez élevé», selon Amendis. Cette dernière s’est par ailleurs engagée à ne pas facturer sur une période supérieure à trente jours, même en cas de non-relevé, afin de ne pas pénaliser le client. Actuellement Amendis établit des relevés mensuels alternés d’eau et d’électricité, c’est-à-dire que le releveur passe tous les mois, mais, à chaque fois c’est une consommation différente qui est notée. Entre deux relevés, Amendis insère une facture dite calculée. Et c’est à ce niveau que les fautes peuvent avoir lieu. Amendis s’est aussi engagé à traiter les réclamations au cas par cas. Des guichets spéciaux seront ouverts pour l’occasion. «C’est tout un plan d’action qui a été mis en place. En plus de traiter les réclamations, il s’agira aussi de trouver des solutions et des facilités de paiement pour les clients», indique Benoit Destremeau, récemment nommé directeur de l’exploitation de Tanger. A travers ces mesures, il s’agit de fiabiliser la facturation en mettant en place un dispositif de contrôle des factures. Un autre programme vise à sortir les compteurs à l’extérieur des maisons. Mais il semble qu’Amendis veuille suivre l’exemple de la France, où les compteurs sont relevés une fois par an; et les factures, semestrielles. Il n’est pas certain qu’au Maroc, la formule séduise les usagers.


La grogne continue

ALORS que les responsables d’Amendis s’expliquaient devant la presse, les citoyens continuaient leur manifestation. Depuis plus d’une semaine, le siège d’Amendis connaît des manifestations de plus en plus organisées. Actuellement, ils sont plus de 200 à venir protester chaque jour leur mécontentement. A noter que les slogans ne visent pas seulement le délégataire mais aussi le Conseil de la ville qui s’est montré assez discret sur ce dossier. Selon le maire, Dahman Derham, il ne s’agit nullement de faire la politique de l’autruche. Mais, pour lui, l’important est d’éviter que le sujet ne soit politisé.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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