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Tabac: Loi votée, pas appliquée!

Par L'Economiste | Edition N°:1779 Le 31/05/2004 | Partager

. On continue à «empoisonner» les lieux publics . Fonctionnaires et étudiants universitaires, de grands fumeursFumer, cloper, tiger… Les synonymes sont multiples, mais le résultat est le même. En contrepartie du “plaisir” que procure une cigarette, le fumeur affecte sa santé, celle de son entourage et nuit à l’environnement. Ce discours, bien qu’il soit classique, n’est pas pour autant vide de sens. Le rapport de l’OMS à l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le tabac, célébrée aujourd’hui, est clair. Le tabac continue de faire des ravages. Ce sont les personnes défavorisées et à revenu moyen ou faible, qui fument le plus. Le slogan de la campagne mondiale illustre cette réalité: “Tabac et pauvreté: un cercle vicieux”. Les chiffres aussi sont alarmants. Selon le Dr Lee Jong-wook, directeur général de l’OMS, “toutes les 6,5 secondes, une personne meurt d’une affection liée au tabac, et beaucoup d’autres tombent malades ou souffrent de maladies et d’incapacités qui sont le fait du tabac”. C’est pour ces raisons que la guerre contre le tabac doit persister. Mais son intensité varie selon les sociétés. Au Maroc, la situation n’est pas des plus réjouissantes. Comme la plupart des autres pays, le Royaume s’est doté d’une loi contre le tabac. Laquelle loi a été votée en 1991, publiée au Bulletin officiel en août 1995, et entrée en vigueur en février 1996. Sauf qu’il n’existe aucun texte d’application. Cela veut dire que les fumeurs ne sont pas obligés de s’abstenir dans les lieux publics. . Sevrage pénibleAutre chose: la loi ne condamne qu’à une amende de 10 à 50 DH toute personne ayant fumé dans un lieu réservé aux non-fumeurs. Et ce, au moment où il a été scientifiquement prouvé que le tabac est la principale substance pouvant entraîner le cancer. L’action de la société civile ne semble pas avoir un impact sur la vie courante. Pour le Pr Abderrahim Harrouchi, de l’Association Afak, “le simple fait de voir des chauffeurs de taxi fumer leur cigarette, en plein service, et parfois même sans demander la permission à leurs clients, montre l’effet limité de la lutte”. Selon le Dr Afif, de l’Association SOS Tuberculose et Maladies respiratoires, “un grand effort est fourni auprès des jeunes. Les études à travers le monde montrent que la première cigarette est fumée à un âge précoce”. C’est ce qui rend le sevrage plus pénible. Et de poursuivre qu’il n’existe pas d’études avec des chiffres précis sur la situation actuelle au Maroc. Mais des études faites sur des groupes de population par des médecins dans les années 90, montrent que 55% des fonctionnaires, 35% des étudiants universitaires et 25% des élèves sont accros à la cigarette. D’ailleurs, explique le Dr Afif, le ministère de la Santé, dans son approche des maladies, prévoit aussi la mise en place de programmes de lutte antitabac et des consultations pour sevrage tabagique. La lutte est devenue agressive au niveau mondial. En France par exemple, la SNCF a annoncé que l’interdiction de fumer dans les TGV, déjà en vigueur sur certains axes, sera étendue à tous les TGV dès la mi-décembre. Et ce, pour tenir compte de la gêne croissante ressentie par les passagers à l’égard du tabac. Mais aussi parce que les places fumeurs se vendent de moins en moins, expliquent les responsables.Houda BENBOUYA

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