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Safi se dote d’un nouveau réseau d’assainissement

Par L'Economiste | Edition N°:3369 Le 24/09/2010 | Partager

. Certaines zones de la ville pas encore équipées. La phase prioritaire du programme opérationnelle début 2013. Montant de l’investissement: 450 millions de DHC’EST une opération «new look», pour le réseau d’assainissement de la ville de Safi! Les travaux de la tranche prioritaire du programme vont actuellement bon train. Il y avait urgence. A ce jour, les eaux usées de la ville se déversent directement dans la mer. Certains quartiers, telle la zone nord, ne sont pas équipés. Dans cette zone qui connaît un développement rapide (universités, villas, zone touristique), les ménages se débarrassent de leurs eaux au moyen de fosses septiques individuelles. Le reste des eaux intercepté par le réseau de la ville est rejeté à différents endroits de la côte à travers huit exécutoires. Pour remédier à cette situation, le schéma directeur d’assainissement liquide de la ville prévoit deux phases. La première, prioritaire, concerne la réhabilitation du réseau existant, l’interception des eaux le long du littoral, la construction et l’équipement de stations de pompage, ainsi que l’extension du réseau dans les zones non couvertes par la pose de collecteurs et intercepteurs. De plus, une station de prétraitement va être installée au sud et un émissaire marin va être érigé. «A ce stade, le renouvellement des canalisations de divers quartiers a été réalisé. Trois marchés ont également été signés pour la pose de collecteurs de trois mètres de diamètres qui vont intercepter les eaux de la ville, du nord vers le sud, et les amener jusqu’à la station de traitement», indique Mohamed Foutouhi, DG de la Radees (Régie autonome intercommunale d’eau et d’électricité de la ville de Safi). L’étape suivante consiste en la mise en place de la station de prétraitement, dont le terrain a déjà été acquis. «Une fois que les collecteurs seront terminés, nous lancerons ce projet. L’ensemble de ces infrastructures sera opérationnel début 2013», poursuit Foutouhi. La réutilisation de l’eau sera au centre de la deuxième phase du programme. Il s’agit ici d’étudier les possibilités de recyclage pour l’irrigation de zones agricoles et l’arrosage des espaces verts de la ville. Concrètement, les eaux déjà prétraitées devront subir un traitement secondaire et tertiaire. La Radess précise qu’une étude de faisabilité est, ici, en cours, mais que les coûts sont «assez élevés». A noter que des discussions ont été engagées pour étudier la possibilité de réutilisation de ces eaux par l’OCP, qui aurait pu prendre part au financement de l’opération. Ces négociations n’ont cependant pas pu aboutir à cause des normes de qualité imposées par l’Office. Rappelons que l’objectif général du programme est l’amélioration des conditions sanitaires de la ville. Il s’agit avant tout d’arrêter les rejets dans les ruelles, car la santé, et notamment celle des enfants, est mise en danger. Mais la dépollution du littoral, la sauvegarde de l’environnement et la préservation des ressources hydriques sont également dans la ligne de mire.Le programme permettra aussi de dégager des ressources en eau pérennes et de réduire l’impact sur les nappes souterraines. Enfin, un dernier objectif à l’ordre du jour est la protection de la ville contre les inondations. Des habitations ont été construites dans des zones inondables. Les collecteurs vont permettre d’évacuer les eaux pluviales, ce qui va aussi permettre d’ouvrir de nouvelles zones d’urbanisation.


Séparer eaux domestiques et eaux industrielles

L’UNE des contraintes rencontrées par le programme est celui de la gestion des eaux industrielles. Une étude a été menée pour diagnostiquer l’ampleur de ces rejets et les mesures montrent que les unités industrielles rejettent presque l’équivalent de la ville en pollution. Les conserveries de poisson rejettent notamment beaucoup de sel, ce qui rend l’eau saumâtre et complique son traitement. Pour éviter d’avoir un impact sur le traitement des eaux domestiques de la ville, la proposition a été faite de séparer les deux eaux. «La meilleure option serait donc de faire deux réseaux différents. Heureusement, toutes les conserveries de poisson sont proches les unes des autres. Ensuite, on va exiger des industriels qu’ils fassent un premier traitement», souligne le DG de la Radess. A noter que l’OCP n’est pas inclus dans ce programme de dépollution industrielle. Or, la quantité d’eau rejetée par l’Office est de l’ordre de 100.000 m3 par jour.De notre correspondanteMarie-Noëlle RASSON

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