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    Enquête

    Retraites : Le calcul de la pension CIMR

    Par L'Economiste | Edition N°:192 Le 10/08/1995 | Partager

    Jusqu'à présent les départs en retraite correspondent au premier jour du second semestre du fait que beaucoup d'actifs n'ont pas de date de naissance exacte. Le point sur le calcul de la pension.


    Le 1er juillet correspond encore à une période de départ massif en retraite. Pour cause: nombre de personnes ayant atteint la limite d'âge n'ont pas de date de naissance exacte, l'état civil n'étant introduit au Maroc qu'au début des années cinquante. Statistiquement, il est convenu qu'elles sont nées au milieu de l'année déclarée. Le départ en retraite est normalement fixé le premier jour du premier trimestre après la date anniversaire de 60 ans. Il existe toutefois d'autres possibilités pour un affilié. Il s'agit du départ anticipé à partir de 50 ans sans anticipation qui entraîne la réduction de la pension, de la retraite à 55 ans sans anticipation permettant de bénéficier d'une pension intact et de la retraite après 60 ans, cas où la pension est majorée.

    Liquidation


    Pour bénéficier d'une liquidation automatique après la cessation d'activité, le bénéficiaire doit déposer au préalable une demande de départ en retraite, soit directement, soit par l'intermédiaire de son employeur. Les personnes concernées par le départ du premier juillet sont celles dont la date de cessation d'activité est comprise entre avril et juin, qui auront effectivement respecté cette procédure. Leur dossier de pension sera liquidé au premier juillet, mais à termes échus, dans le sens ou cette liquidation sera effectuée à partir de cette date, pour un paiement effectif à l'échéance du trimestre, c'est-à-dire le 1er octobre.
    En raison du décalage d'un trimestre existant entre la liquidation et le premier paiement, la CIMR prévoit le versement d'un trimestre supplémentaire destiné au remplacement des revenus salariaux par des revenus de retraite, à condition que le départ en retraite se fasse immédiatement après la cessation d'activité.

    Détermination des points


    Les affiliés ont le choix entre la liquidation avec option en capital et la liquidation sans option en capital.
    Le premier correspond au remboursement du capital constitué par le versement des cotisations salariales auprès de la ou des compagnies d'assurances. Dans ce cas, il bénéficie d'un capital représentant la somme capitalisée des cotisations salariales versées, majorées des intérêts et minorées des frais de gestion et des bénéfices de la compagnie. L'affilié percevra parallèlement une pension trimestrielle de la part de la CIMR. Cette pension est calculée sur la base du total des points acquis durant la période d'activité, déduction faite de l'équivalent en points de la rente viagère capitalisation constituée par ses cotisations salariales.
    En ce qui concerne le second choix, l'affilié a droit à l'intégralité de sa pension CIMR. Il est tenu de donner délégation à la Caisse pour que la rente constituée par ses cotisations salariales soit versée par la compagnie à celle-ci.

    Pour la détermination des points, on tient compte de la somme des versements (contribution patronale et cotisation salariale) calculés en fonction des taux de contribution et d'un salaire de référence, un indice reflétant l'évolution du salaire moyen de l'ensemble des affiliés cotisant à la CIMR. Les droits à la retraite, exprimés en points, sont calculés sur la base de la valeur du point de l'année de liquidation. Cette valeur est déterminée au premier juillet de chaque année. La pension brute est calculée chaque année sur la base de la nouvelle valeur.
    Si un affilié a changé d'employeur au cours de sa vie active, ses nouveaux droits sont cumulés à ceux qu'il a précédemment acquis dans la mesure où sa nouvelle entreprise a adhéré à la CIMR. Dans le cas contraire, il garde ses droits pour les faire valoir à l'âge de la retraite à condition qu'il ait totalisé au moins 5 années de contributions.

    Alié Dior NDOUR

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