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Rentrée Scolaire
Des manuels imprimés à l'étranger

Par L'Economiste | Edition N°:1601 Le 15/09/2003 | Partager

. Le ministère n'a homologué les nouveaux ouvrages qu'en juin. Pour faire vite, des éditeurs ont dû imprimer en France et en Espagne. Les listes des manuels par délégation ne sont tombées que le 3 septembre Les librairies ne désemplissent pas depuis déjà quelques semaines. Après le rush qui a précédé la rentrée à la mission française et quelques écoles privées, elles accueillent ces jours-ci une seconde vague de parents et enfants qui intègrent leur classe aujourd'hui lundi 15 septembre. Pour rappel, la rentrée scolaire était programmée pour le 11 mais a été reportée en raison des élections communales. Les librairies, dont certaines ont dû renforcer leurs équipes de vente, doivent faire cette année avec une liste de nouveaux manuels dans l'enseignement public. Rappelons qu'en septembre 2002, seuls les manuels de la première année du primaire avaient été renouvelés. En effet, cette rentrée, quatre niveaux voient leurs livres changer: les première, deuxième et quatrième années du primaire ainsi que la première année du collège. “Pour chacune des matières de ces niveaux, le ministère a homologué jusqu'à sept éditions différentes”, indique Filali Ansari Ahmed, directeur général de Dar Errachad El Haditha, un éditeur de livres scolaires situé au quartier Habous à Casablanca. Pour effectuer son choix, chaque délégation du ministère de l'Education nationale s'est réunie le 2 septembre. “Pour chaque matière, des commissions se sont regroupées. Elles étaient constituées de deux inspecteurs, un directeur de collège, deux professeurs, un représentant d'association de parents d'élèves et un directeur d'école privée”, indique Ittas Mohammed, chef du service Pédagogique et de l'Animation des établissements à la délégation Casa-Anfa.Les listes des nouveaux manuels par délégation ont été publiées le lendemain, soit le 3 septembre. Parents et élèves n'ont donc pu profiter des vacances scolaires pour acheter les livres. De leur côté, les libraires ont dû faire la course contre la montre pour constituer leurs stocks. Même les éditeurs ont travaillé dans la précipitation. L'homologation des livres scolaires par le ministère de l'Education nationale (direction des Curriculas) ayant eu lieu tardivement (en juin). Certains disent avoir été obligés d'imprimer une partie des livres à l'étranger, comme l'indique Majida Belcadi Lahlou, directrice commerciale à la librairie Livre Service. Ce que confirme le directeur de Dar Errachad, qui a choisi l'Espagne pour l'impression. La Librairie nationale (éditeur à Mohammédia) a préféré imprimer en France, puisque filiale du groupe Hachette. “Malgré ce retard, nous avons pu faire un peu de promotion en juillet pour vendre nos livres auprès des enseignants. Chaque éditeur devant défendre ses produits puisque le livre unique n'existe plus”, indique Hassan El Ouakhchachi, directeur commercial à la Librairie nationale. En ce qui concerne les prix, il n'y a aucun changement pour les anciens livres, ce qui est une bonne nouvelle pour les parents d'élèves. Par contre, pour ce qui est des nouveaux manuels, les éditeurs ne sont pas d'accord. Filali Ansary Ahmed assure que les prix restent alignés sur ceux de l'année dernière pour toutes les classes, même si les prix de revient sont légèrement plus élevés que d'habitude. Hassan El Ouakhchachi affirme pour sa part que les nouveaux ouvrages sont légèrement plus chers que les précédentes éditions. En tout état de cause, les prix restent très corrects: ils varient grosso modo entre 7 et 15 DH pour les livres du primaire et 30 et 60 DH pour ceux du secondaire. Aucune subvention n'est pourtant accordée aux éditeurs qui s'alignent sur les prix fixés par le ministère, fait remarquer un éditeur. Autre changement cette année: ce sont les éditeurs qui se sont chargés de la conception des ouvrages, en respectant les caractéristiques techniques décrites dans les cahiers des charges réalisés par la direction des Curriculas. Ce sont donc eux qui ont élaboré les textes et choisi les illustrations. “La conception d'un ouvrage est un travail de longue haleine qui prend une année en moyenne. Des experts ont été sollicités pour participer à cette tâche”, indique Filali Ansari. Chaque éditeur soumet un ou plusieurs projets d'ouvrages par matière à la direction des Curriculas qui, après étude, retient les plus valables. “Malheureusement, cette direction ne respecte pas les délais”, déplorent des éditeurs, qui souhaitent une meilleure communication avec le ministère.


Mission française: Petite hausse des prix

Les livres scolaires de la mission française connaissent cette année une augmentation variant entre 5 et 10%. Côté approvisionnement, les librairies affirment qu'il n'y a pas eu de problèmes particuliers. “Il est vrai que nous connaissons parfois des retards mais nous recevons toujours la totalité des livres avant la rentrée officielle”, indique Majida Belcadi Lahlou, directeur commercial à la librairie Livre Service.A noter que l'approvisionnement s'effectue auprès de trois fournisseurs locaux qui ont signé un contrat d'exclusivité avec des éditeurs français. Il s'agit de Sochepress, la Librairie des Ecoles (Casablanca) et la Librairie nationale (Mohammédia).

Concurrence des écoles

Les libraires se plaignent que de plus en plus d'écoles privées exigent des élèves d'acheter leurs livres scolaires de chez elles. “Cela n'est pas normal”, se plaint une libraire, qui a requis l'anonymat. “Les écoles n'ont pas pour métier de vendre les manuels et fournitures scolaires”, soutient-elle. D'après elle, certains éditeurs et grossistes intermédiaires accorderaient aux libraires et écoles les mêmes remises. Une pratique jugée dangereuse pour la survie des librairies. Interrogés, des directeurs d'écoles affirment vouloir tout simplement faciliter la tâche aux parents. N. B.

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