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Affaires

Rentrée scolaire dans l’Oriental
Manque flagrant d’enseignants

Par L'Economiste | Edition N°:1865 Le 30/09/2004 | Partager

. Le problème des effectifs est très prononcé à Al Hoceïma. 63 établissements restaurés et 36 autres construits en préfabriquéC’est dans l’Oriental que le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Habib El Malki, a choisi de superviser en personne l’opération de distribution de cartables et fournitures scolaires lancée la semaine dernière à l’occasion de la reprise des classes. Quatre jours durant, il a sillonné les provinces de Taza, Al Hoceïma, Nador et Oujda. La province de Taza a été la première à recevoir le responsable du département de l’Education. Ici, ce sont 98% des élèves inscrits en première année du primaire qui ont bénéficié de l’action de son ministère visant à encourager les parents à faire scolariser leurs enfants. En milieu rural, ce taux a atteint 100%. Au total, le nombre des bénéficiaires dans cette province s’est élevé à 16.614 personnes, dont 4.378 au niveau urbain et 12.236 au niveau rural.Le coup d’envoi de l’opération a été donné à l’école Oued El Makhazine. Laquelle relève du cercle d’Aknoul qui compte, à lui seul, 1.408 bénéficiaires. Outre la Fondation Mohammed V et la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, plusieurs partenaires locaux se sont mobilisés pour assurer le financement de l’action. Il s’agit notamment du Conseil provincial, du Conseil de l’action sociale et culturelle de Taza, l’Association du développement de la coopération scolaire, les collectivités locales et les bienfaiteurs. Dans une allocution, El Malki n’a pas manqué de louer ces efforts et d’exprimer sa satisfaction quant aux résultats réalisés en matière de scolarisation des enfants. En effet, il y a de quoi puisque 98% des enfants âgés de 6 ans fréquentent l’école dans la province.Al Hoceïma était la deuxième étape dans le périple d’El Malki. Mais avant d’y arriver, le ministre a inauguré au passage un collège dans la commune de Sidi Ali Bourakba, à quelque 30 kilomètres d’Aknoul. Il s’agit du collège Rif qui connaît cette année sa première rentrée scolaire. Contraints par le passé de placer leur progéniture dans les collèges des communes avoisinantes (notamment Tizi Ousli et Kasseta), les habitants de Ali Bourakba attendaient l’ouverture de cette infrastructure. Toutefois, la proximité escomptée ne devrait profiter, pour l’instant, qu’aux seuls élèves de la 6e année du cycle fondamental. L’établissement ayant démarré avec un seul niveau. Au grand dam de la population qui n’a pas manqué de faire part au ministre de sa déception. Pire encore, deux professeurs font défaut dans le collège (arabe et français). Touché par ce problème, le ministre a promis de se pencher sérieusement sur le dossier. Mais le problème de manque de ressources humaines est beaucoup plus prononcé dans la province d’Al Hoceïma, qui a connu cette année la catastrophe naturelle que l’on sait (le tremblement de terre de février 2004 qui a fait 572 morts et des centaines de blessés). Dans cette région, la multiplication des effectifs pour combler le retard des élèves, dû à la rupture des études durant la période du séisme, s’avère urgente. Conscient de cette urgence, le ministère de l’Education nationale a fait bénéficier la province, rien que pour le primaire, de 275 nouveaux instituteurs. Des efforts ont également été déployés en matière de réhabilitation des infrastructures éducatives gravement secouées. A noter que la Commission technique de reconstruction des établissements publics avait distingué deux types d’intervention: la restauration des structures légèrement endommagées et la reconstruction de celles qui ont subi des dégâts plus graves. Jusqu’ici, 63 établissements scolaires ont été parfaitement réhabilités. Alors que 36 autres ont été reconstruits provisoirement en préfabriqué car leur réalisation nécessite beaucoup plus de temps. A l’entrée d’Al Hoceïma, force est de constater que les séquelles du séisme sont toujours présentes. Les fissures apparentes sur les constructions non restaurées et les tentes où vivent encore des dizaines de familles sinistrées, en l’attente de la construction du complexe de logements économiques dont ils bénéficieront, rappellent l’ampleur de la catastrophe. Nador et Oujda étaient les dernières escales du ministre. Durant tout son voyage, plusieurs projets et chantiers destinés à renforcer l’infrastructure éducative dans la région orientale ont été lancés ou inaugurés. Il s’agit notamment de collèges, d’internats ou même de structures universitaires à l’instar du noyau universitaire de Nador, en cours de réalisation, et les nouveaux centres informatiques des facultés de lettres et de droit d’Oujda. De notre correspondante, Amal TAZI

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