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Renault/espionnage: La gouvernance éclaboussée

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
Démission du numéro 2
Dysfonctionnements multiples d’après l’enquête
Carlos Ghosn sauve sa tête

«Renault sauve la mise en licenciant plusieurs cadres et en indemnisant les trois salariés accusés à tord d’espionnage. Le PDG Carlos Ghosn n’a pas été inquiété malgré les bavures commises

Plusieurs mesures ont été prises pour tenter de liquider le scandale de la fausse affaire d’espionnage. Ces informations ont été officiellement données par l’entreprise française à la suite d’une réunion de son conseil d’administration. En interne, l’enquête a montré les responsabilités de plusieurs personnes dans le fiasco.
Pour réagir, Renault a choisi le départ de trois salariés impliqués dans l’affaire, Rémy Pagnie, le directeur de la protection et sécurité du groupe ainsi que de ses deux collaborateurs. Trois dirigeants (Jean-Yves Coudriou, directeur des cadres dirigeants, Christian Husson, directeur juridique, et la secrétaire générale, Laurence Dors) sont relevés de leurs fonctions pour l’heure.
Le constructeur automobile a annoncé en ce sens la démission de Patrick Pélata, directeur général délégué de Renault et bras droit du PDG, Carlos Ghosn. Renault précise que le numéro 2 quittera Renault pour rejoindre l’alliance Renault-Nissan à d’autres fonctions. Carlos Ghosn avait pourtant refusé la démission de Patrick Pélata à la mi-mars, tout en admettant que le groupe s’était trompé en accusant les trois cadres d’avoir monnayé des informations sur le programme-phare des véhicules électriques.
Dans son communiqué, le constructeur se fait, en revanche, plus avare en précisions, à propos des termes financiers des accords d’indemnisation des trois salariés. Selon l’hebdomadaire Marianne, les trois cadres demandent respectivement 3,2 millions, 3,4 millions et 2,4 millions d’euros de dommages pour préjudice moral. Des sommes qui, ajoutées aux diverses indemnités de licenciement, feraient grimper la note à plus de 11 millions d’euros, selon les calculs de l’hebdomadaire. Après publication du communiqué, une source proche du constructeur a indiqué que les concessions salariales des dirigeants de Renault devraient suffire à financer le dédommagement des trois cadres. Les syndicats du constructeur automobile français ont déjà averti qu’il n’était pas question que les salariés paient pour les erreurs de leur direction.
Pour arriver à ces conclusions, le comité d’audit de Renault a procédé à une enquête interne. Ce rapport pointe de « graves dysfonctionnements au niveau du management du groupe » et nomme des coupables. Quant à l’éventuelle démission du PDG de Renault, Carlos Ghosn, elle ne semble pas être d’actualité malgré les pressions reçues par le conseil d’administration pour tirer toutes les leçons de cette affaire.

K. S.

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