×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Régionales en France: Le vote-sanction plane sur le second tour

Par L'Economiste | Edition N°:1731 Le 23/03/2004 | Partager

. Les sondages prédisent la victoire de la gauche . Le taux d'abstention plus bas que prévu Près de la moitié des Français (46%) disent vouloir voter pour la gauche au second tour des régionales, contre 38% pour une liste de droite. Et ce, après un premier tour considéré comme un vote-sanction contre le gouvernement de droite, selon un sondage publié hier lundi. Plus de quatre électeurs sur dix (42%) disent avoir, au premier tour, “exprimé leur insatisfaction vis-à-vis de l'action du président de la République et du gouvernement”, selon un sondage de l'Institut CSA. Ce sondage a été réalisé à la sortie des bureaux de vote dimanche dernier auprès d'un échantillon national représentatif de 5.913 personnes venant de voter au premier tour des élections régionales. Un premier tour qui s'est traduit dimanche par un sérieux coup de semonce pour l'UMP et le gouvernement. Il a permis à la gauche d'arriver largement en tête avec 40% des voix, tandis que le Front National, qui reste à un niveau très élevé (14,8%), entraînera de nombreuses triangulaires propices à des victoires de la gauche dans de nombreuses régions. La droite, elle, a reculé, avec 34% des voix seulement. Le taux d'abstention (37,82%) s'est toutefois révélé moins élevé qu'attendu. Ce scrutin de mi-mandat, le seul ayant un réel enjeu national avant la présidentielle et les législatives de 2007, apparaît comme un vote-sanction après 22 mois de gouvernement. Il devra toutefois être confirmé la semaine prochaine pour réellement profiter à la gauche. Alors que la majorité espérait compenser ses pertes éventuelles par une progression aux cantonales, elle s'y retrouve quasiment à égalité avec la gauche. Contrairement aux prévisions des instituts de sondage, les électeurs se sont davantage mobilisés qu'en 1998, la participation dépassant les 60% pour les deux scrutins, soit une hausse de quelque 3 points en six ans. Cela marque une inflexion notable, l'abstention ayant à chaque fois progressé aux régionales depuis 1986. Dans la soirée, les premiers résultats pouvaient laisser espérer à l'opposition le gain de plusieurs régions aujourd'hui dirigées par la droite: ce devrait être notamment le cas en Poitou-Charentes, région hautement symbolique puisque le Premier ministre l'a présidée jusqu'à son arrivée à Matignon en mai 2002. Les socialistes et leurs alliés devraient conserver les 8 régions qu'ils détenaient jusqu'à présent. En Ile-de-France cependant, le scrutin s'annonce assez serré dimanche prochain entre le président sortant Jean-Paul Huchon (PS) et le ministre Jean-François Copé (UMP), dont les chances de l'emporter dépendront du report des voix recueillies par l'UDF André Santini. Le leader de l'UDF François Bayrou, qui avait choisi la stratégie du cavalier seul dans 16 des 22 régions de France métropolitaine, subit un revers personnel en arrivant en troisième position en Aquitaine derrière le socialiste Alain Rousset et l'UMP Xavier Darcos. Toutefois, sa formation centriste améliore ses scores de la présidentielle dans la plupart des régions. Avec ce recul de la droite au pouvoir, le Premier ministre risque d'être fragilisé et quelque peu contrarié dans sa volonté de poursuivre les réformes engagées, notamment la plus délicate, celle de la sécurité sociale. Le scrutin semble également marquer les limites de la politique sécuritaire du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, censée faire reculer l'extrême droite. Le FN a en effet enregistré, en moyenne nationale, un résultat à peine inférieur à celui proche de Jean-Marie Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2002 (16,8%).Synthèse L'Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc