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Economie Internationale

Refroidissement de la machine allemande

Par L'Economiste | Edition N°:14 Le 30/01/1992 | Partager


LA conjoncture allemande s'est fortement détériorée au second trimestre de l'année écoulée. le taux de croissance pour l'ensemblMe de 1991 a ainsi été ramené à 3,2%.
Les résultats enregistrés au cours de la même année ont remis sur le tapis le débat sur la question de savoir si l'unification allait faire voler en éclats le modèle Allemand.
Autre polémique: l'économie Allemande serait-elle entrée en récession?
Sur cette question, les avis restent partagés. Wolfgang Strohn, chef économiste de l'Office Fédéral des statistiques, en admettant la stagnation du PNB, refuse d'utiliser le terme récession. Norbert Walter, directeur de la recherche économique à la Deutsche Bank Park, parle quant à lui, bel et bien de récession.
Il prévoit même un taux de croissance de 1,5% sur l'ensemble de 1992.
Le ralentissement de la croissance est principalement attribué à la chute de la consommation des ménages et au niveau élevé des taux d'intérêt.
On reproche, en effet, à l'Allemagne de mener une politique monétaire périlleuse aussi bien pour elle que pour ses voisins.

Pour elle, dans le sens où elle risque de verser dans la récession; pour ses voisins, qui, ne voyant qu'une seule priorité, la stabilité des changes, ont de facto renoncé aux instruments classiques de la régulation économique.
Prenant conscience de cette situation, Wilhelm Nölling, président de la Banque Centrale de Hambourg, a prononcé pour la première fois l'éventualité d'une baisse des taux d'intérêt.
Seulement, cette mesure doit être assortie d'une série de conditions: la maîtrise du déficit budgétaire, provoqué par la frénésie de consommation des anciens Allemands de l'Est et par les investissements industriels pour la reconstruction des cinq nouveaux Länder, le ralentissement de l'économie mondiale et des hausses raisonnables de salaires.
Malgré cette perte de vitesse, l'investissement Allemand a progressé de 10,1% après une hausse de 12,9% en 1990.
Néanmoins, une baisse de 2 à 3% des investissements est prévue pour cette année.
En définitive, la politique monétaire actuelle de la Bundesbank, qui, selon l'Institut de prévisions DIW, conduirait à la récession, freinera-t-elle la forte croissance attendue à l'Est en 1993?

Hakima EL MARIKY.

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