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Economie Internationale

Japon: Performances commerciales sur la sellette

Par L'Economiste | Edition N°:14 Le 30/01/1992 | Partager


POUR la première fois depuis 1986, le Japon a enregistré, l'an dernier, une très forte augmentation de son excédent commercial. Il est, en effet, passé de 52,4 milliards de Dollars en 1990 à 78,2 milliards en 1991. Il avait atteint en 1986, un pic de 82 milliards.
De telles performances n'ont pas manqué d'attirer l'attention des partenaires de Tokyo qui lui demandent de reéquilibrer ses échanges et d'ouvrir davantage son marché intérieur.
Les résultats enregistrés en 1991 et publiés le 20 Janviers, sont d'autant plus performants que le marché mondial est déprimé. Malgré cela, les exportations japonaises notamment d'automobiles et de matériels électroniques ont fortement progressé (+ 9,6%) alors que, après plusieurs années d'augmentation, les importations sont restées quasiment stables (+0,7%).
Pour amenuiser les frictions entre Tokyo et ses principaux partenaires commerciaux, les responsables nippons tentent d'expliquer leurs résultats.
Ils les attribuent aux facteurs conjoncturels que sont la hausse du Yen, la baisse du prix du pétrôle ainsi que la baisse des achats de produits de luxe et d'oeuvres d'art après la chute de la Bourse et de l'immobilier.
"En volume, les exportations n'ont pas beaucoup varié. Cet excédent n'augmentera plus à l'avenir", assure-t-on à Tokyo.

Les membres du G7 qui ont demandé à Tokyo d'opter pour une politique plus expansionniste semblent se heurter aux dirigeants nippons qui, pour relancer l'économie mondiale, n'ont accepté jusqu'à ce jour qu'une appréciation sensible de leur monnaie. C'est notamment le cas des Etats Unis auxquels le Président de la Chambre des représentant, Yoshio Sakurauchi, adresse des reproches: pour expliquer l'ampleur du déficit bilatéral avec les USA, le Président a, en effet, invoqué "la paresse des travailleurs américains".
Par ailleurs, et depuis Juillet dernier surtout, la Banque du Japon a, face au ralentissement économique, assoupli sa politique monétaire, décidant ainsi de réduire à trois reprises le taux d'escompte officiel. Le 30 Décembre, ce taux a été réduit à 4,5%.
M. Hata, le Ministre japonais des Finances, a annoncé pour l'année fiscale 1992 (du 1er Avril 1992 au 31 Mars 1993) une croissance de 3,5%. Celle-ci a été de 3,7% en 1991.
Il souligne, également, que la contraction du surplus commercial résultera de l'accroissement de la demande interne et non de la compression des exportations.
Ces promesses provoquent un grand scepticisme: la Banque du Japon n'entend-elle pas réduire encore une fois le taux d'escompte? Le Japon, est-il réellement prêt à accélérer la croissance par le budget ou par la monnaie?

Hakima EL MARIKY.

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