×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Reagan, précurseur du tout-libéralisme

Par L'Economiste | Edition N°:1785 Le 08/06/2004 | Partager

. L’incarnation du rêve américain. Fin de la guerre froide sous son mandatLe plus vieux président américain s’en est allé samedi dernier, à l’âge de 93 ans. Ronald Reagan laissera derrière lui un bilan politique à l’origine du capitalisme mondialisé. Sa première force réside dans ses origines et son parcours. Né en 1911 d’un père vendeur de chaussures, il a étudié les lettres dans une université de province, avant de cumuler plusieurs petits boulots: serveur dans un restaurant, maître nageur… puis il se lance dans l’aventure hollywoodienne. Il y fera carrière durant 28 ans avant de goûter aux joies de la politique et aux responsabilités de président de la première puissance mondiale. Il a brigué deux mandats, de 70 à 78 ans, avant de prendre sa retraite. Bref, le rêve américain dans toute sa splendeur!Lui-même n’y avait pas cru. Il disait, ironique: «Je n’aurais jamais cru qu’un acteur qui a donné la réplique à un singe, pourrait un jour devenir président des Etats-Unis». Mais derrière cette autodérision se cachait son meilleur atout. Issu de l’Amérique moyenne, il avait acquis un capital sympathie qui lui a permis de se faire réélire une seconde fois en 1984, au poste de président des Etats-Unis. «Il gouverne par la télévision: formé à Hollywood, le président a une telle présence sur les écrans que ses concitoyens sont en permanence sous le charme», écrira le Figaro. Cette légitimité lui permettra d’essuyer les vives critiques à l’égard de ses choix politiques et de ses impairs diplomatiques (guerre Irak-Iran, guerillas en Amérique latine), sans vraiment en payer le prix. Sur fond de guerre froide, le libéralisme économique et le réarmement militaire seront les deux grands principes du président défunt que ses collaborateurs s’évertueront à appliquer. Politiquement, il a amorcé un tournant tant pour les USA que pour le reste du monde, alors divisé en deux blocs. A l’apogée de la guerre froide, il héritera d’une énorme responsabilité: gagner contre le communisme sans trop de dégâts. Un pari tenu, selon beaucoup de commentateurs. Le secret de cette «réussite» réside dans deux grandes politiques: à l’intérieur, en finir avec l’Etat-providence et à l’extérieur, mettre l’URSS, qualifiée d’Empire du mal, dans un rapport de force avant de «négocier». Sur le terrain, la relance de la machine économique s’est faite au prix de fortes réductions de dépenses budgétaires, à l’exception de celles dédiées à la défense. Les Américains sortiront vainqueurs des démonstrations de force militaire. Et lorsque Reagan dira à Gorbatchev, en 1987 à Berlin, «M. Gorbatchev, ouvrez la porte, rasez ce mur», deux ans avant sa chute effective, ils avaient tous deux déjà compris que le libéralisme acharné, combiné avec la force militaire, avait gagné. C’est le déclin du communisme. Reagan est ainsi entré dans l’Histoire, comme l’homme qui a mis fin à la guerre froide. Un autre républicain, George Bush sénior, lui succédera en janvier 1989. -Le 40e président des Etats-Unis n’est plus. Sa présidence aura marqué la fin de la guerre froide et annoncé les prémices de la «mondialisation»-M. Kd.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc