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    Economie

    RAM lance une liaison directe Londres-Fès

    Par L'Economiste | Edition N°:2926 Le 23/12/2008 | Partager

    . Deux vols désormais hebdomadaires. Les professionnels veulent contrecarrer la crise«ON est ravis de réactiver cette ligne qui existait déjà avec British Airways». Les propos sont de Driss Faceh, président du CRT (Conseil régional du tourisme de Fès). C’était vendredi dernier l’occasion du lancement de la liaison aérienne directe Fès-Londres par la compagnie aérienne Atlas Blue, filiale low cost de Royal Air Maroc. Pour rappel, cette connexion avait été suspendue il y a six mois suite à l’imposition par les autorités aéroportuaires britanniques d’une surtaxe de près de 40 pounds sur les avions à destination de pays non européens. Et depuis, la ville reçoit sa clientèle british via d’autres vols internationaux. Evidemment, le nombre des touristes anglais très friands de culture a chuté. Il est passé de près de 11.000 entre janvier et octobre de 2007 à 9.000 durant la même période de 2008, soit une baisse des arrivées de l’ordre de 18%. Face à ce constat, les professionnels locaux ont mené des discussions avec RAM qui ont abouti finalement à la réouverture de la ligne. Ainsi, Atlas Blue assurera désormais deux liaisons directes par semaine et permettra de réduire de moitié aussi bien le prix du billet que la durée du vol. Un vol qui tire profit aussi de son passage par la ville du détroit (Fès-Tanger-Londres). Ce vendredi, l’appareil de 117 sièges a atterri à Fès à 15h15. Au total, 102 passagers y ont débarqué. Les autres ont continué vers Tanger. «J’ai payé le billet à près de 3.000 DH. Ce n’est pas cher», indique l’un des passagers. Pour Faceh, si cette initiative est motivée par les potentialités touristiques offertes par le pays, il faut noter que le Maroc est devenu davantage une destination de séjour à courte durée, grâce à la diversité de l’offre et à l’amélioration de la qualité de service. Pour bon nombre de professionnels, «la reconnexion avec Londres est une autre ouverture pour Fès. C’est aussi une nouvelle demande qui réaffirme le décollage de la ville de Fès». La durée moyenne du séjour (DMS) qui est de 2,2 passe, grâce à l’open sky et des vols «point à point» entre Fès et d’autres grandes villes mondiales, à 2,5 ou 3 nuitées. Et c’est l’objectif que les professionnels du tourisme veulent atteindre. C’est-à-dire pouvoir augmenter le nombre de nuitées avec le même nombre de touristes. «Nous sommes convaincus que pour repositionner Fès il faut absolument densifier le transport aérien», souligne le président du CRT. Et d’ajouter: «Aussi, les actions promotionnelles s’avèrent-elles nécessaires pour contrarier les effets de la crise financière internationale, déjà sur les portes avec le ralentissement des réservations faites par les principaux TO». Certes, Fès étant adossée à la culture, est moins touchée par cette crise. Elle termine l’année 2008 avec plus de 5% d’augmentation de nuitées. «Mais à partir de février prochain, il y aura moins de visibilité. Les efforts doivent se focaliser sur les atouts de notre destination, le prix de packages (transport et séjour) et l’animation», conclut Faceh.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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