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    Economie

    Rabat: La nouvelle Bibliothèque nationale opérationnelle

    Par L'Economiste | Edition N°:2877 Le 09/10/2008 | Partager

    . Elle a coûté plus de 280 millions de DH. Une tour de 11 étages pour conserver la mémoire nationaleLe personnel de la Bibliothèque nationale du Royaume (BNRM) a passé un été chaud. Pas de vacances. Tout le monde a été mobilisé pour déménager le plus tôt possible vers le nouveau bâtiment de la BNRM situé près du stade du FUS de Rabat. Tous les documents et les objets sont rangés à leur place et la nouvelle structure est prête à accueillir ses visiteurs dans un cadre agréable. L’inauguration du nouvel édifice est imminente, on parle de vendredi prochain. «Le coût global du projet avoisine les 285 millions de DH», précise Driss Khrouz, directeur de la BNRM. «150 millions ont été accordés par le Fonds Hassan II et le reste financé par le budget du ministère de la Culture», ajoute-t-il. Le grand lot, soit 193,5 millions de DH, a été absorbé par les marchés de construction. Le mobilier et les études ont nécessité respectivement 40,2 millions de DH et 23 millions de DH. Il ne faut pas omettre de signaler également la contribution de certains pays amis pour la réalisation de ce projet culturel qui va jouer un rôle central dans la sauvegarde et le rayonnement du patrimoine national. Sur ce point, on doit retenir la participation de la France dans la formation du personnel ainsi que la mise en place du système de gestion informatisée de la bibliothèque. A cela s’ajoute un don d’un million d’euros, soit plus de 11 millions de DH, pour l’achat d’ouvrages. Une contribution de 7 millions de DH a été accordée aussi par l’Espagne pour l’acquisition d’équipements audiovisuels de pointe pour permettre aux non-voyants d’exploiter les fonds de la bibliothèque. Le Japon s’est chargé, pour sa part, de l’équipement audiovisuel de l’auditorium de la nouvelle structure. Sans oublier non plus de signaler la contribution de la Wallonie et la Fondation Mamda. Le nouveau bâtiment, composé de deux niveaux, est construit sur une superficie de 20.832 m2. Il est doté d’équipements d’une technologie moderne permettant une meilleure exploitation de l’information et du savoir engrangé au sein de cet établissement par le public. Pour ce dernier, un grand espace, sur deux niveaux, a été réservé pour consulter près de 80.000 manuscrits et livres rares et un autre pavillon dédié aux périodiques. La capacité de cet espace est de près de 400 places.Le développement de la recherche scientifique figure également parmi les ambitions de la BNRM. Une grande partie de l’édifice a été réservée pour accueillir les chercheurs dans des conditions très agréables en mettant à leur disposition des outils de consultation et de travail avancés. Il faut noter également qu’avec ses nouveaux équipements, la bibliothèque pourra assurer, dans de bonnes conditions, l’archivage et la sauvegarde des documents et des manuscrits datant des siècles passés. Pour Khrouz, il s’agit du patrimoine de la nation et qui est d’une valeur inestimable. Pour la sauvegarde de cette mémoire et trésor du pays, les architectes du projet ont prévu la construction d’une tour d’une hauteur de près de 35 mètres, sans compter une verrière de 9 mètres de hauteur. Dans ces 11 étages, on prévoit le rangement et la sauvegarde des manuscrits et documents rares. Pour ce faire, cet espace a été équipé de rayonnages mobiles et d’une climatisation spéciale permettant d’assurer la conservation des documents. A noter aussi la mise en place d’un système de déshumidification et un autre pour la détection d’incendies avec une extinction du feu par CO2. Cependant, la conception architecturale de cette tour commence déjà à soulever des critiques de la part d’habitants de la capitale. Ces derniers s’interrogent pourquoi on a limité le revêtement en marbre de ses parois uniquement jusqu’à un niveau de la tour. «Juste après l’inauguration officielle du projet, on va compléter les travaux de revêtement», rassure le directeur de la bibliothèque. Mais il faut dire que la conception et la construction de cette tour ont été pour quelque chose dans le retard de l’achèvement des travaux qui ont commencé au début de 2004. A souligner aussi la défaillance de certaines entreprises suite à l’augmentation des prix des matériaux. Mais, selon d’autres sources, ils existent d’autres problèmes que le directeur n’a pas voulu évoquer comme ceux se rapportant à l’étude du sol par exemple. A part ces «erreurs» de parcours, on peut avancer dès maintenant que la BNRM va donner un nouveau souffle à la vie culturelle au niveau de la capitale. Pour ce faire, les concepteurs du projet ont prévu un grand espace public dans lequel on trouve un auditorium de 300 places pour les activités culturelles et artistiques ainsi qu’une galerie d’expositions et une salle d’animation et de formation. Sans oublier un cafétéria étendu sur une grande terrasse et une vaste esplanade aménagée pour accéder à la bibliothèque. Nour Eddine EL AISSI

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