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Tribune

Publiphones, distribution postale, monopole : Télécoms: L'ONPT s'explique

Par L'Economiste | Edition N°:208 Le 14/12/1995 | Partager

Dans notre numéro spécial du 16 novembre, consacré aux télécoms et réseaux, nous avions publié des articles sur le monopole de l'ONPT et ses conséquences. L'ONPT, usant de son droit de réponse, nous adresse la mise au point suivante que nous publions intégralement.


Certains articles d L'Economiste n°204 du 16 novembre 1995 suscitent de ma part la mise au point suivante:
Ces articles comportent des jugements non fondés de nature à déconsidérer un service public dont les efforts ont permis en quelques années de quintupler la capacité du réseau, d'introduire massivement la technologie numérique et tous les services liés à la technologie de l'information et prépare l'avenir en misant sur les services mobiles, les câbles à fibres optiques et les satellites et continue l'effort d'équipement rural et d'aménagement du territoire.
Le Maroc, qui suit de très près le progrès technologique en matière de télécommunications, se dote en effet des équipements les plus modernes afin de répondre aux impératifs de son développement socio-économique au seuil du 21ème siècle.
Malgré les contraintes de service public et une conjoncture économique difficile, l'ONPT enregistre continuellement une croissance très forte de son activité qu'il développe par la mobilisation de ses moyens propres sans être en cela une charge pour l'Etat et avec des tarifs qui n'ont rien à envier à ceux des pays à niveau de développement comparable.

Ainsi, le parc global des abonnés atteindra 1.150.000 en 1995 contre 287.000 en 1988. Le taux de satisfaction de la demande de branchement du téléphone est passé à 91% en 1995 alors qu'il n'était que de 58% en 1988. La production annuelle est passée de 48.000 lignes en 1988 à 205.000 en 1995. La numérisation est passée de 52% pour la commutation et 2% pour les transmissions en 1988 à 95% en 1995.
Les efforts du Royaume dans ce secteur ont été loués à diverses occasions par la presse nationale, toutes lignes éditoriales confondues, de même que par le secrétaire général de l'Union Internationale des Télécommunications, la Banque Mondiale, l'hebdomadaire anglais "Financial Times" et le bulletin du GAT.

Exploitation des publiphones par le secteur privé

L'ONPT n'a jamais accordé une autorisation exclusive conférant une situation de monopole à la société Avéphone.
Les modalités d'exploitation des terminaux automatiques de télécommunication par le secteur privé sont arrêtées dans un cahier des charges mis à la disposition de l'ensemble des promoteurs privés, sans distinction aucune et sans discrimination.
A ce jour, l'ONPT a reçu 6.983 demandes d'autorisation conformes aux cahiers des charges qui ont toutes été satisfaites dont 212, soit 3,04%, pour Avéphone et 5,54% pour une autre société qui détient la plus grande part des autorisations d'exploitation.
L'ONPT n'a privilégié aucun promoteur avant 1995 puisque ces autorisations ont été accordées massivement et dès 1993 selon le calendrier suivant: 970 autorisations en 1993, 2.750 en 1994 et 3.263 en 1995.

La Caisse d'Epargne Nationale

Le rapport de la Banque Mondiale, présenté à Sa Majesté le Roi-que Dieu L'Assiste- au courant du mois d'octobre dernier, n'a à aucun moment "placé la CEN sous les feux de la rampe de manière inopinée".
En effet, l'épargne en général a été mise en relief et ce, dans quelques passages de la première partie du rapport dite "stratégie d'assistance au Maroc" (Cf. Rapport BIRD). La CEN a été tout simplement citée en exemple parallèlement aux systèmes des pensions, d'assurance, etc
Comme il "n'estime pas que cette sous-exploitation est un handicap dans la formation de l'épargne au niveau national" en citant le réseau des guichets.

La demande de courrier

Au niveau international, la moyenne des objets de correspondance distribués est de 70 par an et par habitant, elle est de 380 pour les pays développés contre seulement 10 pour les pays en développement et 8 pour le Maroc. Vouloir justifier l'introduction de nouveaux opérateurs postaux par l'accroissement de la charge du trafic ne semble pas correspondre à la réalité de la situation.

La distribution de la presse

Si les abonnés parisiens de L'Economiste reçoivent leur journal le vendredi, cela est dû à la qualité du service offert par la poste française certes, mais aussi à celle des postiers marocains qui assurent le tri nocturne et l'expédition par le premier vol des envois en question.
Ce traitement privilégié est dû au caractère prioritaire donné à ce courrier pour lequel la poste marocaine rétribue la poste française à raison de 8,115DTS le kg (105DH), tandis que l'expéditeur ne supporte que 1,5DH en moyenne.
En outre, l'expéditeur prend soin de compléter l'adresse du destinataire parisien par le code postal français, la tâche du tri s'en trouve par conséquent grandement facilitée. Malheureusement, le destinataire casablancais ne fait pas l'objet de la même attention puisqu'aucune mention au code postal n'est faite dans l'inscription de l'adresse, ce qui complique d'autant la tâche de tri.

La distribution de Télécontact

La Convention de l'Union Postale Internationale admet que chaque administration postale a la faculté de concéder une réduction pour les livres et brochures publiés dans son pays. Cette réduction ne saurait être la même pour les livres qui contiennent une publicité autre que celle qui figure sur la couverture ou les pages de garde de ces envois.
Si en 1994 la distribution de cet annuaire, d'un poids de 600 grammes, a pu bénéficier de la classification "livre", c'est que cette diffusion s'inscrivait dans le cadre de la campagne pour la promotion du code postal après que la société eût reçu en primauté et suite à sa demande insistante, en vue d'en assurer la diffusion dans le cadre de l'édition 1995 de son annuaire, la liste intégrale des codes postaux du Royaume, afin de compléter les adresses contenues dans l'édition 1995 de son annuaire.
Estimant que la diffusion du code entrait dans le cadre de la campagne de sensibilisation du public, le tarif préférentiel "livre" lui fut accordé.
La demande de tarifs préférentiels présentée en 1995 concernait un document de 900 grammes dont la distribution nécessitait un recours accru aux moyens mécanisés.
Il s'avéra en outre que l'insertion du code postal dans l'édition précédente n'a pas été faite et que par conséquent, pour la poste, le caractère utilitaire de l'information véhiculée n'était plus à retenir. Néanmoins, le tarif imprimé accordé représente une réduction de près de 61% par rapport au plein tarif des envois lettres.

La violation du monopole

Les responsables de Télécontact ont préféré recourir aux services d'un coursier exerçant dans l'illégalité pour distribuer leurs annuaires à Casablanca, réservant la distribution postale pour le reste du Royaume.
Ce comportement, outre qu'il viole les dispositions légales en vigueur, porte un préjudice matériel à la poste marocaine dans la mesure où les tarifs font l'objet d'une péréquation entre les sites les plus proches des centres de dépôt du courrier et les sites les plus éloignés.
De tels agissements, qui dénotent une insuffisance de civisme, se traduisent en réalité par une aggravation du déficit d'une activité (la distribution postale) que doit supporter in fine le contribuable.

Le directeur de l'Office National
des Postes et Télécommunications
A. AHIZOUNE

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