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Economie

Problèmes sur les monopoles de l’eau et l’électricité

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. Un nouveau contrat-programme pour l’Onep. ONE: reconversion du déficit de la Caisse de retraite en emprunt . Etablissements publics: 45 milliards de DH d’investissements en 2006LE mouvement de restructuration des établissements publics passera d’abord par l’électricité et l’eau. Ces deux secteurs font d’ailleurs partie des actions à venir, orchestrées par le ministère des Finances et de la Privatisation et appuyées par la Banque mondiale. Pour l’Office national de l’eau potable (ONEP), un contrat-programme est fin prêt. S’étalant sur la période 2006-2009, il porte sur un budget global de 17,7 milliards de DH. Quelque 13,5 milliards de DH seront consacrés à des projets d’eau potable (7,4 milliards pour le milieu urbain et 6,1 milliards pour le monde rural). Le volet assainissement fera, lui, l’objet d’un investissement de 4,1 milliards de DH.Pour l’Office national de l’électricité (ONE), la restructuration se fera point par point. C’est ce qu’a annoncé Fathallah Oualalou, l’argentier du Royaume, lors d’une rencontre presse hier consacrée au bilan et à l’état des lieux des établissements publics (EP). L’ONE est déjà engagé dans des projets dont la réalisation n’est prévue qu’en 2009. C’est le cas de la centrale à cycle combiné Al Wahda (5 milliards de DH) et de la centrale thermo-solaire de Béni Mathar (2,2 milliards de DH). Le programme d’électrification rurale globale (PERG) sera, lui, achevé en 2007. La réorganisation de l’Office se fera graduellement et sera entamée par l’externalisation de la caisse de retraite de l’Office, accusant un déficit de 11 milliards de DH. «Le tout se fera à travers une transformation de ce déficit en emprunt», a indiqué Oualalou.Rappelons que le même schéma est retenu pour la caisse de retraite de l’Office chérifien des phosphates (OCP), dont le déficit s’élève à 30 milliards de DH.L’optimisation des coûts, le financement par des ressources propres, en limitant l’endettement et la garantie de l’Etat sont également de mise. Ceci, au même titre que la rationalisation de la gestion de la trésorerie des EP, en relation avec leur endettement et les transferts budgétaires. «La situation de l’ONE n’a rien d’inquiétant», a tenu à préciser le ministre, donnant pour exemple la hausse de l’activité de l’Office établie à 9% en 2005 par rapport au précédent exercice et l’augmentation de 12% du nombre de ses abonnés.. Gestion déléguéeAutres secteurs concernés par ces réaménagements, le ferroviaire, l’eau d’irrigation, les autoroutes, les ports et les aéroports. La formule proposée pour une meilleure gestion de ces secteurs n’est autre que la gestion déléguée dans le cadre du renforcement partenariat public-privé. Des opérations telles que la cession des terres Sodea-Sogeta et du périmètre irrigué d’El Guerdane ou la production de logements par le privé sont citées en exemple. «Ces différentes restructurations passent par la consolidation de la gouvernance à travers une veille sur la régularité des réunions des conseils d’administration, l’institution de comités spécialisés et l’adoption de standards internationaux d’information financière», a ajouté le ministre.L’exploration de nouvelles pistes en matière de privatisations est également à l’ordre du jour. «La cession au privé de la société de dragage Drapor sera entamée dans les semaines à venir», a annoncé Oualalou. Outre Somathes, deux autres établissements publics sont également sur la liste des entreprises privatisables cette année, à savoir Comanav et les 20% restant du capital de la Régie des Tabacs. Pour rappel, les recettes de privatisation brutes se sont élevées à 13,8 milliards de DH en 2005, contre 8,9 milliards en 2004 (+55,1%).Globalement, les entreprises publiques se portent bien. C’est, en somme, le message qu’a tenu à transmettre Fathallah Oualalou. Le ministre a passé en revue les performances des 707 établissements et sociétés formant le portefeuille public au cours de l’année 2005. Au menu, une succession de chiffres, dont une évolution «remarquable» des investissements, situés à 35,5 milliards de DH et qui ont enregistré une hausse de 17,5% par rapport à l’année précédente. 2006 devrait s’inscrire dans la même tendance avec des investissements dépassant les 45 milliards de DH. Etabli à 126,2 milliards de DH, le chiffre d’affaires global des EP a obéit à la même tendance haussière en 2005 (+11,9%). Idem pour la valeur ajoutée (48,7 milliards de DH avec une hausse de 7,5%) et pour la capacité d’autofinancement (24,1 milliards de DH en augmentation de 20,6%).


Vertus

AU cours de cette rencontre, Oualalou est revenu sur un sujet qui lui est cher: la privatisation. Pour le ministre, la privatisation a été une réussite non pas grâce aux recettes générées, mais plutôt à son effet levier pour les investissements. De 3,6 milliards de DH, une année avant la privatisation, le volume global des investissements directs étrangers est passé à 23,7 milliards en 2003, sont une évolution de 661%. Le Maroc est ainsi passé du 4e au 1er rang des pays arabes et au 3e rang africain en 2004 en la matière. L’impact positif concerne également le marché boursier. Depuis 1989, la capitalisation de la Bourse de Casablanca (BC) a été multipliée par 64 fois, passant de 5 milliards de DH à un peu moins de 320 milliards de DH actuellement. La capitalisation boursière des sociétés privatisées représente plus de 50% de la capitalisation.Tarik QATTAB

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