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    Economie

    Privatisations: Un calendrier serré

    Par L'Economiste | Edition N°:2881 Le 15/10/2008 | Partager

    . «Au plus tôt, une année» sera nécessaire. L’ouverture du capital se fera aussi par la BoursePour réaliser ces grosses privatisations, les Finances tablent sur un calendrier serré, «une année, au plus tôt», selon une source proche du dossier. Certaines procédures seront nécessaires, comme l’évaluation des entreprises privatisables et le recrutement des banques pour accompagner ce processus. Mais il faudra attendre l’adoption du projet de loi par le Parlement avant de s’engager. Pour le schéma de transfert, c’est la commission du même nom qui décidera du mode à retenir: vendre la totalité à un actionnaire, placer en Bourse ou combiner les deux. Tout se fera en fonction de la taille et des caractéristiques de l’entreprise. Cependant, l’orientation générale est de privilégier l’introduction en Bourse. Pour cette nouvelle génération de privatisations, l’approche du gouvernement ne vise pas uniquement les recettes. C’est plutôt une meilleure efficacité de l’entreprise publique qui est recherchée. A rappeler que les premiers tests de la privatisation ont été concluants. Selon un rapport récent, «le processus des privatisations a eu des effets positifs appréciables sur l’ensemble des entreprises cédées». En moyenne, sur la décennie 1993-2003, la contribution des privatisations au budget de l’Etat aura été de 5,8% des recettes ordinaires (hors privatisations). Et ce, avec des pics de 24,5% en 2001 et de 13,8% en 2003. Ce qui correspond à la cession des 35% de Maroc Telecom à Vivendi Universal pour un montant de 23,3 milliards de DH. La cession de 80% de la Régie des tabacs à Altadis y est aussi pour quelque chose (14,1 milliards de DH). En revanche, il faut souligner que l’ensemble des recettes a été affecté directement au budget de l’Etat jusqu’à 2000. Par la suite, une bonne partie des recettes est transférée au Fonds Hassan II. D’ailleurs, jusqu’à juillet 2005, plus de 25 milliards de DH, prélevées sur les recettes, ont été transférées à ce fonds pour le financement de projets économiques et sociaux. Autre impact positif du processus, le démantèlement du monopole de l’Etat et l’ouverture de l’accès au marché ainsi que la libéralisation progressive des importations. Les démantèlements les plus significatifs ont porté sur les secteurs financiers, les télécoms, le tabac, le pétrole...En termes d’investissements étrangers, des IDE particulièrement importants ont été réalisés depuis 1993. Leur souscription cumulée a atteint les 67 milliards de DH au 15 septembre 2006. L’évolution est indéniable. Elle a permis au Maroc, toujours selon le même rapport, de passer du 4e au 1er rang des pays arabes destinataires d’IDE. Sur le continent africain, le Maroc se positionne au 3e rang juste après l’Afrique du Sud et le Nigeria.Des groupes étrangers de renom ont fait confiance au Maroc et ont investi dans les opérations de privatisation: Vivendi Universal, Altadis, Corral, Renault, Total, Fram... La répartition sectorielle des différents investissements fait ressortir une prédominance des télécoms (44,7 milliards de DH), l’industrie (24 milliards de DH), l’immobilier (2 milliards de DH)...A signaler que le portefeuille public comprend 424 sociétés. Un tel patrimoine représente un important gisement pour les futures opérations de privatisation et d’ouverture de capital. D’autant plus que les créations de filiales se poursuivent par les grandes compagnies publiques. Il s’agit notamment de RAM, de la CDG ou encore la BCP. Notons que les libéralisations sectorielles débouchent dans la plupart des cas sur la transformation d’établissements publics en sociétés anonymes potentiellement privatisables en totalité ou en partie.


    Bourse de Casablanca

    A coup sûr, le processus des privatisations a contribué à redynamiser la Bourse de Casablanca. En effet, selon des analystes, le transfert de nombreuses sociétés dans le giron du privé a constitué un facteur essentiel de la croissance de la place de Casablanca. Ils en veulent pour preuve que depuis 1989, date de la première privatisation, la capitalisation boursière a été multipliée par plus de 83,4, passant de 5 milliards de DH à 417 milliards au 29 décembre. A la mi octobre 2008, la capitalisation boursière aura été de l’ordre de 604 milliards de DH. A.R. & M.C.

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