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    Economie

    Casablanca: Derb Omar restructuré?

    Par L'Economiste | Edition N°:2881 Le 15/10/2008 | Partager

    . Un plan de réhabilitation en préparation. Première concrétisation du plan Rawaj. La distribution des rôles exclut la Chambre de commerce Le célèbre quartier Derb Omar focalise depuis ces derniers temps l’attention et l’intérêt des responsables locaux. Grande place commerciale de la métropole, le quartier n’en présente pas moins de nombreux désagréments aux populations environnantes et aussi à tous les automobilistes usagers des avenues adjacentes. A telle enseigne qu’il a été envisagé de déplacer les commerces et «libérer» ainsi les rues et ruelles qui traversent Derb Omar. Tâche ardue, facile à dire qu’à réaliser, on s’en doute.L’option déplacement a donc été définitivement abandonnée. On préfère aujourd’hui parler plus de restructuration, voire de mise à niveau. Là aussi, l’opération ne peut se faire sans un appui des autorités gouvernementales. On s’en doute, le partenaire idéal dans ce genre d’opération n’est autre que le ministère de l’Industrie et du Commerce. Ensemble donc, autorités casablancaises et ministère ont décidé de «mettre à niveau et restructurer» le quartier historique du commerce dans la métropole. C’est une première concrétisation du plan national Rawaj doté pour l’année 2008 de près de 100 millions de DH. Le projet est encore à sa phase de conception. La convention qui lie les parties vise à élaborer un plan d’action d’où seraient absents, dit-on, les concernés, en l’occurrence les commerçants eux-mêmes. En fait, l’accord associe le ministère de l’Industrie et du Commerce, la wilaya, le Conseil de région et le Centre régional d’investissement. Chose curieuse, la convention ignore un partenaire de taille, la Chambre de commerce. Alors que cet organisme est signataire d’une autre convention qui porte sur la mise en oeuvre du plan Rawaj à Casablanca, notamment «le développement et la modernisation des secteurs du commerce et de la distribution» dans la capitale économique. Les professionnels du commerce en gros et demi-gros du quartier Derb Omar sont donc exclus de facto.Autre exclu: le Conseil de la ville même si la zone concernée se trouve en plein cœur de sa juridiction territoriale.Les partenaires vont, dans un premier temps mettre au point un plan d’action. Ils «détermineront de façon consensuelle l’orientation qui sera affectée à ce site». Ensuite, les partenaires sans, faut-il le rappeler, le représentant des commerçants, vont concevoir le nouveau projet et en évalueront l’impact économique, social et environnemental. Ils devront aussi proposer des solutions à l’état actuel des rues marchandes du quartier. Des rues où il est extrêmement difficile de circuler en voiture, de stationner, ou même de se promener à pied... C’est essentiellement pour faire un peu le ménage dans ce quartier fort dense en commerces que les partenaires ont décidé de le penser autrement. En clair, Derb Omar va être restructuré. Premier pas: les partenaires vont travailler sur la dédensification de la zone par la mise en place de nouveaux sites de commerce alternatifs. Autrement dit, il y aurait transfert de certains commerces vers d’autres endroits même si la convention ne le dit pas. En dernier lieu, celle-ci fait aussi obligation aux associés du projet d’en préciser les étapes et l’échéancier de mise en œuvre.Dans ce projet commun, la wilaya est le chef d’orchestre. C’est cette autorité qui doit mobiliser les partenaires en vue de trouver une formule de financement. La direction des travaux et leur coordination lui incombent aussi. Le ministère de l’Industrie apporte une contribution financière dans le cadre de son programme Rawaj. Un apport qui servira à financer les études de mise à niveau des espaces commerciaux. Mais également des opérations de restructuration des grands points de vente. La Région est aussi tenue de couvrir une part du financement. Mais pour l’instant, le montage financier n’est pas encore ficelé. Les parties y travaillent.


    Mission du CRI

    Le Centre régional d’investissement (CRI) assurera la mission de suivi de la mise en œuvre du plan d’action et prendra en charge les études techniques, financières et de marketing. Après cette étape de conception, le CRI enchaînera par la préparation des termes de références et des appels d’offres. Cependant, « il est difficile de faire aboutir un tel projet tant que le marchand ambulant n’est pas au cœur du plan», affirme une source de la Chambre. Pour sa part, Mohamed Soubaha, président de l’Association des commerçants et artisans du Grand Casablanca, atteste que «tout l’objectif du plan est de trouver une solution à cette logistique du transport qui occupe le quartier Derb Omar dans l’impossibilité de mettre en œuvre l’idée d’un transfert pur et dur».Ali JAFRY

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