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Présidence CGEM
Le nouveau patron ce vendredi

Par L'Economiste | Edition N°:2309 Le 30/06/2006 | Partager

. Des élections sans surprise. Le binôme Elalamy-Chaïbi a du pain sur la plancheC’est ce vendredi 30 juin que le rideau doit tomber sur une élection sans surprise à la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). L’Assemblée générale élective n’aura certainement aucune difficulté à porter le binôme Elalamy-Chaïbi à la tête de la Confédération patronale. Et pour cause, Moulay Hafid Elalamy et Mohamed Chaïbi sont candidats uniques, le premier à la présidence et le second à la vice-présidence. Ils se présentent ensemble, en binôme, conformément aux nouvelles dispositions des statuts de la CGEM. Pour éviter qu’il n’y ait trop d’absents à l’assemblée, Coupe du monde oblige, la CGEM a prévu des écrans géants au Nadi de la Banque Populaire à Casablanca où se tient l’assemblée pour permettre à ses membres de suivre la compétition. Certes, cette élection n’aura pas connu de suspense comme c’était le cas pour les précédentes. Pas plus qu’il n’y a eu un véritable débat au cours duquel les candidats-concurrents n’hésitaient pas à laver le linge sale en public. Des débats qui avaient souvent déchaîné les passions, créé des «clans», voire diviser les instances de la Confédération.Aujourd’hui, Elalamy sortira gagnant d’une épreuve où il n’avait personne contre qui concourir. Est-ce bien? Est-ce mauvais de n’avoir qu’un seul candidat pour la présidence d’une confédération suffisamment puissante pour imposer sa vision sur la marche des affaires? Manque-t-on à ce point de compétences à même de tenir tête à Elalamy? Des réponses à ces questions, on a beau essayer d’en trouver, mais en vain. En tout état de cause, le monde des affaires et des entreprises n’oubliera pas de sitôt cette élection. Maintenant que Elalamy va siéger à la tête de la CGEM, quel sera le nouveau visage de l’institution? Il est très difficile, il faut le reconnaître, de sortir, du moins dans l’immédiat, de la voie déjà tracée par Hassan Chami. Ce dernier a marqué la CGEM de son empreinte. Pendant deux mandats, il a su remettre de l’ordre dans la Confédération et lui faire retrouver sa crédibilité, ce que ne veulent pas lui reconnaître ses «ennemis». Un acquis qu’Elalamy se doit de consolider et faire fructifier. «La CGEM, une maison que j’ai servie pendant quelques années en tant que président de la Fédération du commerce et des services sous le mandat du président Lahjouji», dit Elalamy en parlant de l’institution (www.leconomiste.com). Il dira, également, qu’il avait eu «le sentiment que la Confédération avait tendance à faire plus de politique que de se concentrer sur sa mission première: promouvoir l’entreprise». Et c’est ce qui l’a poussé à se désengager progressivement de l’institution sans pour autant trop s’en éloigner. C’est une déclaration du président sortant de la CGEM, Hassan Chami, qui l’a fait revenir et même poussé à se porter candidat à la présidence. En fait, déclarait Elalamy à L’Economiste, Chami lui a expliqué «qu’en l’absence de candidats, la présidence de la Confédération serait assurée par intérim par une personne désignée par le tribunal de commerce». Il ne lui en fallait pas plus pour être convaincu qu’il faut «redonner à la Confédération sa pleine dimension». Elalamy ne s’en cache pas et s’engage même en affirmant que «des améliorations évidentes sont à apporter et qu’une instance telle que la CGEM exige un renforcement des ressources humaines et financières». Il explique aussi que «la Confédération fonctionne uniquement avec les cotisations de ses membres» et qu’elle devrait multiplier ses sources de revenus en mobilisant des donateurs». Elalamy va-t-il en trouver?Concernant sa mission à la CGEM, il affirme qu’il est «temps d’offrir aux entreprises adhérentes un service efficace, allant de l’anticipation de l’évolution de leur environnement à la négociation avec les pouvoirs publics, en passant par l’accompagnement des mutations qu’elles auraient à entreprendre. La CGEM se doit aussi de défendre ses adhérents lorsqu’ils sont agressés de façon déloyale…». Elalamy est donc conscient de ce qui l’attend et c’est en toute connaissance de cause qu’il se présente à la présidence. Jamal Eddine HERRADI

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