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Première promo de toubibs formés à Fès

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. La faculté de médecine manque de compétences pointues . L’établissement n’échappe pas aux clivages idéologiques La décentralisation de la formation médicale lancée à la fin des années 90 ne tardera pas à produire ses premiers fruits. Après des débuts difficiles, voire chaotiques, la faculté de médecine et de pharmacie de Fès, inaugurée en 1999, vient de livrer la première promotion des médecins généralistes cette année. Avec un taux de réussite qui avoisine les 95%, une grande partie des 180 étudiants admis en première année (68% de filles) devrait contribuer à réduire le déséquilibre de la répartition géographique du personnel médical qui lèse la région. «Le taux de réussite s’explique par une sélection très sévère et la qualité de l’encadrement», souligne le doyen Moulay Hassan Farih. L’établissement est ouvert aux bacheliers relevant des académies de Fès-Boulemane, Taza-Taounat-El Hoceïma et Oujda. «Aucune demande provenant d’une autre région n’est acceptée», souligne Farih. Les 170 inscriptions annuelles sont une limite raisonnable à ne pas dépasser pour préserver la qualité de la formation, poursuit le doyen de la faculté. Cet effectif sera réduit plus tard, lorsque le projet d’une faculté de médecine à Oujda, grande pourvoyeuse de candidats, sera concrétisé. La sélection se fait en deux étapes. D’abord, la préinscription se fait entre mai et mi-juin. Environ 5.000 demandes arrivent à l’établissement. Cela démontre que la discipline exerce encore son pouvoir d’attrait sur les élèves même si la profession est touchée par le chômage. Le ministère de tutelle prend ensuite le relais en établissant la liste des candidats habilités à passer le concours sur la base de l’excellence académique. «En principe, le nombre des candidats représente six fois le quota réservé à la faculté», explique le doyen. Le sacro-saint principe de l’autonomie de l’université est encore une fois dénué de tout sens puisque la sélection doit se faire par l’autorité de tutelle. Il va sans dire que cette démarche est de nature à renforcer les soupçons quant au manque de crédibilité de la procédure de sélection. En plus du doctorat en médecine, la faculté prépare les étudiants au cycle de résidanat qui couvre un large spectre de spécialités dont certaines très pointues, notamment la cardiologie et la neurologie. La néphrologie sera introduite à partir de la rentrée universitaire 2006/ 2007. L’absence de certaines disciplines s’explique par la jeunesse de l’institution et la carence d’enseignants. Pour pallier les insuffisances, la faculté s’appuie sur des vacataires qui viennent seconder un staff de 54 professeurs permanents. Ils viennent essentiellement des facultés de médecine de Rabat et de Lyon avec lesquels la faculté de Fès a des accords de coopération. Les enseignants français interviennent surtout au niveau du premier cycle où l’établissement manque d’enseignants des sciences fondamentales (Biologie, physique et chimie organique). La faculté s’enrichit aussi grâce aux échanges d’étudiants. Les étudiants étrangers sont essentiellement Français et proviennent principalement de Lyon ou Bordeaux. Côté marocain, les candidats ne se bousculent pas faute de moyens financiers. En 2005, une seule candidate a pu obtenir une bourse pour suivre un stage en France. En revanche, les résidants et les enseignants sont mieux lotis dans ce domaine. Ainsi, la France et la Belgique mettent à la disposition des premiers des bourses de formation. Des projets de recherche avec des Espagnols et Français dans des domaines pointus sont courants et peuvent bénéficier du soutien du Centre national de la recherche scientifique et technique (CNRST).Les douze laboratoires de la faculté permettent de constituer l’outil de base de la recherche. Mais, seule la moitié fonctionne à cause du manque des ressources humaines. Certains ont déjà entamé des études au niveau de la population locale à l’image de celui d’épidémiologie qui fait de la recherche clinique pour l’identification des épidémies qui sévissent dans la région. Pour se construire un label et aussi pour diversifier ses sources de financement, l’institution a ouvert un centre de formation médicale continue. Il propose deux diplômes d’université payants. Le premier en épidémiologie clinique et le second en échographie pour la gynécologie obstétrique. Quoique excentrée, la faculté reste relativement sensible au chaud débat idéologique qui divise les étudiants de l’université Sidi Mohamed Ben Abdallah. Les indicateurs comme le port de voile massif ou les réunions entre certains étudiants de la faculté de médecine et leurs homologues des autres facultés ne trompent pas. «On sent que la faculté est traversée par des clivages, mais les étudiants restent disciplinés», souligne le doyen.


Le chantier du CHU au ralenti

En attendant la création d’un CHU indispensable au fonctionnement de la faculté de médecine, trois hôpitaux de la ville (Ibn El Hassan, Omar Idrissi et Ghassani) ont prêté leur infrastructure pour abriter un CHU provisoire. Mitoyen de la faculté, un impressionnant ouvrage en cours de construction abritera le futur CHU. Il aura une capacité de 960 lits et toutes les spécialités médicales y seront représentées. Les travaux avancent aujourd’hui au ralenti et la cause, semble-t-il, réside dans la difficulté pour le ministère de la Santé de pourvoir au besoin du centre en personnel paramédical (environ 1.000 personnes).Morad EL KHEZZARI

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