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Economie

Premier Forum de la microfinance
Des petits prêts qui font de grandes réussites

Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

. Le Maroc se distingue par ses bonnes performances. Une centrale des risques en projet. L’année du microcrédit s’achève… Bilan à Marrakech«Un petit prêt peut changer une famille. Plusieurs peuvent renforcer une communauté, des milliers transformer une économie tout entière»(1). On n’en est pas encore là mais avec plus de 4 millions de pauvres au Maroc, selon les derniers chiffres du Haut-Commissariat au Plan, le microcrédit a vraisemblablement de beaux jours devant lui. De petits prêts, certes, mais qui redonnent espoir et font revivre. Et les exemples de réussite ne manquent pas.L’année 2005 a été décrétée par les Nations unies comme étant celle du microcrédit; elle est aussi celle du Maroc qui s’est distingué dernièrement à New-York par sa bonne organisation dans le domaine ainsi que par ses institutions de microfinance (IMF) boulimiques de succès. Pour conclure l’année donc, le premier Forum de la microfinance, dont L’Economiste est le partenaire presse exclusif, se tient à partir d’aujourd’hui 30 novembre jusqu’au 2 décembre à Marrakech, à l’initiative de la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM).Concrètement, le microcrédit au Maroc, c’est plus d’un milliard de dirhams sous forme de crédits octroyés à près de 600.000 bénéficiaires (au 30 septembre dernier). Le défi est d’en toucher 400.000 de plus d’ici à 2010, avec des fonds allant jusqu’à 6 milliards de DH, selon la feuille de route de la FNAM. Sur le terrain, le microcrédit c’est également toujours plus d’emplois, tant du côté des bénéficiaires que des associations (2.545 emplois permanents en 2005 contre 1.456 à fin 2004). L’état des lieux du secteur montre que l’activité est tirée par trois grosses IMF: Al Amana, Zakoura et la Fondation BP, avec des montants respectifs de 3,45; 1,83 et 1,7 milliards de DH et un encours de près de 1,18 milliard de DH. Le Fondep (44,5 MDH), l’AMSSF (20 MDH), la Fondation Crédit agricole (17,4 MDH), Inmaa (11,2 MDH), Ismaïlia (7,5 MDH), Al Karama (7,1 MDH) et Atil (5,5 MDH) se partagent, grosso modo, le reste du gâteau. Un tel succès, ça se fête! L’année se clôturera donc en beauté avec une série d’évènements organisés à Marrakech. Alors que prend fin, aujourd’hui, la troisième conférence annuelle de Sanabel sous le thème de la microfinance dans le monde arabe, c’est reparti pour celle organisée, cette fois-ci, par la Fédération, et qui réunit un panel d’experts internationaux. L’occasion de dresser le bilan, avec trois petits points à la fin plutôt qu’un point final. Eh oui, il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers, le compte à rebours du million de bénéficiaires à atteindre dans cinq ans est d’ores et déjà lancé.Avec une telle progression du secteur ces dernières années, la fin 2005 est aussi l’occasion de se pencher sur ce qu’il reste à faire. Les associations planchent sur de nouveaux produits, condition sine qua non d’une activité pérenne. Comme le rappelait Greta K Greathouse en avril dernier (Greathouse est chef de projet du programme Asma, qui a démarré en 2004 et qui appuie la FNAM pour le renforcement de la capacité technique, le développement des produits et la bonne gouvernance, entre autres... cf www.leconomiste.com), la Fédération doit donner aux deux types d’associations, les grosses que l’on connaît bien… et les autres, toutes les chances d’aller jusqu’au bout de leur logique. Au sein des IMF, on réfléchit aux possibilités qui permettraient d’insuffler une nouvelle dynamique. Comment combler le fossé entre l’approvisionnement et la demande en microfinance? Comment se renouveler pour durer? Autant de questionnements qui détermineront ou non, la viabilité du système dans le temps. Et dans un champ de réflexion plus large, on se pose tout naturellement la question: Jusqu’où les chiffres des remboursements et décaissements sont-ils des indicateurs des incidences sur la lutte contre la pauvreté? De même, la microfinance n’étant pas la solution à tous les maux, quels services faut-il mettre en œuvre pour toucher les exclus des programmes de microcrédit et les plus vulnérables? En somme, le microcrédit est une arme qui lutte contre la pauvreté, aux gouvernements d’en accélérer le mouvement.


Des produits à développer

Le microcrédit est soumis à, au moins, une interrogation: Quelles stratégies mettre en œuvre pour que les Etats et les banques développent des services financiers incluant les plus pauvres, dont les femmes et les populations rurales à faibles revenus? Pour Kofi Annan, en substance,»la dure réalité reste que la plupart des plus pauvres n’ont pas encore accès à des services financiers pérennes et viables, qu’il s’agisse d’épargne, de crédit ou d’assurances. L’enjeu essentiel sera donc d’éliminer les contraintes qui excluent les plus démunis d’une pleine participation au secteur financier». Après près de dix ans de microcrédit au Maroc, le bout de chemin effectué est très honorable. Selon les experts, les produits qui donneront un second souffle au secteur devront tabler sur le crédit aux petites entreprises, la microassurance santé et la mutuelle, le crédit logement, la généralisation du rating ainsi que la mise en place d’une centrale des risques.


Série de prix

Le Forum devra faire le point sur l’état de développement de l’activité au Maroc et dans le monde. Les débats pencheront, par ailleurs, sur les questions décisives concernant la promotion de cette activité dans la lutte contre la précarité, dans le cadre de l’INDH mais attention, le crédit n’est pas une fin en soi, c’est un moyen parmi d’autres pour promouvoir le développement économique. A noter qu’un timbre spécial sera lancé à Marrakech, avec le concours de La Poste. Le PNUD, de son côté, remettra le prix international du micro partenariat, une manière de reconnaître la contribution des microentrepreneurs dans l’économie nationale. Trois prix de 3.500, 2.500 et 1.500 dollars seront décernés également durant les trois jours. Trois autres, d’une valeur de 3.000 dollars chacun, seront réservés aux activités entreprises dans le monde rural. Last but not least, six prix de reconnaissance (500 dollars chacun) et des prix d’encouragement d’un même montant égal, sont sur la liste. Céline PERROTEY----------------------------------------------------------------(1) Selon un membre du Programme des Nations unies pour le développement.

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