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    Economie

    Pauvreté: Nouvelle stratégie FMI

    Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

    . Des prêts à faibles taux d’intérêt pour financer des programmesLe Fonds monétaire international (FMI) dispose désormais d’une nouvelle stratégie pour aider les pays pauvres à faire face à la mondialisation. Elle a été approuvée par les membres du conseil d’administration au cours de ce mois et sera présentée en 2006. Selon Graham Hacche, directeur de la communication extérieure et des dialogues du FMI avec les instances parlementaires, il s’agit de prêts à faibles taux d’intérêt pour le financement des programmes de lutte contre la pauvreté. Cette révélation a été faite aux parlementaires maghrébins, réunis en séminaire sur les politiques macroéconomiques, hier à Rabat. Tout prête à croire que le FMI veut rendre ses critères d’accès au financement plus simples et flexibles. La concurrence des autres instances monétaires internationales le pousse à recadrer sa politique et s’ouvrir sur d’autres types de partenariats. En effet, si le gros des interventions de la Banque mondiale (BM) est d’aider les gouvernements à reconstruire et à réduire la pauvreté, et si l’OMC promeut la libéralisation des échanges, le FMI a, jusque-là, axé son intervention sur le financement des déséquilibres de la balance des paiements des pays pauvres. Par ailleurs, depuis 1976, aucun pays développé n’a emprunté au FMI. Ce qui a sensiblement réduit le rôle de cette institution mondiale créée en 1944. Aujourd’hui, le FMI veut reprendre la place qu’il occupait par le passé en multipliant les interventions. En outre, l’institution monétaire exhorte fortement les pays du Maghreb à réaliser leur intégration commerciale dans le cadre d’un marché ouvert. Lors de la conférence sur «la facilitation du commerce en Algérie, au Maroc et en Tunisie», tenue la semaine dernière à Alger, Rodrigo de Rato, directeur général du FMI, a souligné que les échanges commerciaux entre ces pays représentent moins de 2% de leur commerce extérieur. Aucune commune mesure avec l’Asie du Sud-Est, donnée comme exemple d’intégration commerciale, où la moyenne est de 30%.Le séminaire de Rabat, qui prend fin aujourd’hui, veut impliquer les Parlements des différents pays du Maghreb dans le débat sur les moyens susceptibles de faciliter leur intégration économique et commerciale, indique Khalid El Hariry, député USFP à la Chambre des représentants. Aujourd’hui, sur 1,5 milliard de dollars que représentent les échanges entre les pays du Maghreb, 900 millions de dollars sont réalisés entre deux pays seulement, à savoir la Libye et la Tunisie. Ces deux pays ont pu augmenter le volume de leurs échanges de 33% en seulement 3 ans. Rappelons qu’ils ont signé un accord de libre-échange en 2002. Les parlementaires sont également conscients des problèmes politiques qui se mettent au travers d’une intégration homogène dans la région qui abrite 75 millions de consommateurs.


    Pas de solution miracle

    Le fil conducteur du séminaire de Rabat sur les politiques macroéconomiques dans le Maghreb a été l’intégration économique de la région. S’agissant du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie, le directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, a souligné que si les trois pays maintiennent des taux de croissance de 4 à 5%, il leur faudrait plus de 20 ans pour atteindre des niveaux de revenu par habitant situés dans la tranche la moins élevée des pays de l’OCDE. Pour accélérer ce processus, le FMI n’a pas d’autres propositions que celle classique concernant le relèvement du taux de croissance du PIB. De Rato a souligné que l’intégration économique du Maghreb encouragerait l’investissement extérieur entre les pays de la région, capable de créer une dynamique de croissance. Mostafa BENTAK

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