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Economie

Pourquoi les prix de l'acier flambent

Par L'Economiste | Edition N°:1830 Le 11/08/2004 | Partager

. La dernière hausse date du 7 août . A l'origine, les fluctuations des cours à l'international. Les professionnels réagissent et prônent la levée des barrières à l'import Les cours internationaux de l'acier n'en finissent pas de grimper depuis juin dernier au grand dam des industriels marocains. En effet, en moins de deux mois, le prix du rond à béton est passé de 5.200 à 5.400 DH la tonne, départ usine. A l'origine de ce renchérissement, la forte demande enregistrée sur le marché international, d'ailleurs rapportée par un communiqué (début août) de la Sonasid, société nationale de production d'acier et principal fournisseur du marché. Et la dernière hausse vient de se produire le 7 août. Rappelons que les prix de vente locaux sont tributaires des fluctuations que subissent les cours à l'international (voir encadré). Ceci étant, la Sonasid précise qu'elle «continue à faire le maximum pour éviter les réajustements fréquents des prix». Et ce, en veillant à atténuer l'impact des fluctuations et à ne «répercuter qu'une partie des hausses subies sur les coûts des intrants».Ainsi, depuis la dernière augmentation, la hausse a surtout concerné la billette qui est passée de 330/340 dollars la tonne à 430 voire 440 dollars la tonne, soit 100 dollars de plus. Autre produit dont le prix vient d'être revu à la hausse, le rond à béton. Ce semi-produit destiné au logement a subi une augmentation de 200 DH la tonne. Concrètement, «cela représente un surcôut d'environ 1.000 DH pour un logement économique», souligne un responsable à la Sonasid. Selon lui, le logement à caractère économique consomme environ 5 tonnes d'acier. Quant au prix de la ferraille, qui était à 180 dollars en mai dernier, il est passé à 280 voire 300 dollars la tonne, soit 100 dollars de plus en deux mois seulement. Et ce sont les promoteurs immobiliers, sociétés d'ouvrages d'art et autres professionnels du BTP qui sont les plus touchés. Ils sont d'ailleurs les principaux utilisateurs d'acier, notamment le fer à béton. A titre d'exemple, l'acier ou le fer à béton représente quelque 7% du coût global d'un projet immobilier et plus de 30% pour un ouvrage d'art (ponts, tunnels…).Contactés par L'Economiste, des professionnels du bâtiment et travaux publics réagissent à l'actuelle hausse des prix et déplorent les décisions à sens unique. «Justifiées ou pas, comment prévoir les décisions unilatérales de la Sonasid?» s'interrogent-ils. Dans le contexte actuel, les professionnels prônent la diversification des sources d'approvisionnement, «la levée des barrières douanières à l'importation et l'arrêt du protectionnisme». Car, selon eux, la mondialisation ne se traduit pas uniquement par des hausses. Certains produits devraient être revus à la baisse comme le ciment ainsi que prévu par les ALE signés avec la Turquie ou encore l'Egypte. La révision des prix dans l'exécution des marchés publics est un exemple édifiant dans le contexte actuel. Pour Bouchaïb Benhamida, président de la FNBTP, la législation et les décrets de passation de marchés publics ne sont pas adaptés à la réalité. Car les dispositions du décret stipulent que seuls sont révisables les prix dans des marchés dont la durée d'exécution dépasse un an. Et les hausses de ce type ne sont pas prises en considération lors de l'attribution des marchés. Selon les professionnels, “tous les marchés doivent être révisables en cas de hausse, et ce n'est que justice rendue». Autre point soulevé, les normes antisismiques qui obligent les entrepreneurs à utiliser une quantité importante de fer à béton, soit environ 12% en plus. Ce qui, non seulement renchérit davantage le coût des ouvrages dans le contexte actuel, mais aussi va à l'encontre des objectifs de l'Etat visant à baisser, en matière d'habitat, le coût du logement social. «Il y a manifestement un manque de cohérence dans la politique économique. Il faut que l'Etat sache ce qu'il veut», ajoutent des professionnels du bâtiment. L'allusion au ciment égyptien revient souvent en guise d'exemple. «Pourquoi le ciment ne coûte que 32 dollars la tonne en Egypte alors qu'il est aux alentours de 100 dollars au Maroc?», s'interrogent des professionnels pour qui l'argument du coût de l'énergie n'est pas toujours valable.


Phénomène chinois

Force est de constater que la zone asiatique enregistre depuis un an une croissance soutenue de la demande tant au niveau de l'acier qu'au niveau du pétrole. Les marchés chinois et indien influent considérablement sur la configuration mondiale. Selon un communiqué de la Sonasid, «au cours du premier semestre, la Chine a entamé une réaccélération de sa croissance à fin mai». Ce qui explique qu'après l'accalmie, les cours reprennent leur tendance à la hausse. A signaler que la Chine, premier producteur avec 24% du total mondial, a augmenté sa production de 19,2 millions de tonne, soit une croissance de 22,7% par rapport à la même période de 2003. Et ce, contre 4,1% en Russie, 3,5% dans les pays de l'UE et 3,4% aux USA. Amin RBOUB

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