×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Ports: Toujours pas d’accord avec les dockers

Par L'Economiste | Edition N°:2402 Le 16/11/2006 | Partager

. Durcissement du conflit avec l’Equipement. Ghellab a pourtant fait des concessionsAucun accord n’est encore intervenu entre le Syndicat national des dockers affiliés à l’UMT, et le ministère de l’Equipement et du Transport. Les deux parties se sont séparées, après leur réunion de mardi dernier, sans avoir signé «quoi que ce soit», indique-t-on auprès du département de l’Equipement. Cependant, les portes du dialogue et de la négociation n’ont jamais été fermées et sont maintenues ouvertes, ajoute-t-on de même source. Pourtant, après la réunion lundi des deux parties chez le Premier ministre, tout semblait indiquer qu’un accord allait être signé dès le lendemain (www.leconomiste.com) Que s’est-il donc passé? Apparemment, la pierre d’achoppement reste un point qui a été rajouté au projet d’accord «à la dernière minute par l’Equipement et qui n’a pas fait l’objet de discussions», indique le Secrétaire général du Syndicat des dockers», Saïd Hirech. Il stipule que «c’est l’Agence nationale des ports (ANP) qui fixe les conditions de travail et d’embauche et en informe le syndicat». Ce dernier estime qu’il doit être «associé à l’élaboration de toute règle touchant le travail des dockers et non seulement en être informé après coup». Le syndicat a toutefois «arraché», chez le Premier ministre, l’acceptation par le département de tutelle que ce soit «l’ANP qui s’engage à garantir, au nom du gouvernement, l’emploi, sa continuité et sa stabilité, ainsi que tous les droits et acquis des 1.090 dockers de Casablanca». Le Premier ministre aurait même insisté pour que tout accord entre les deux parties intéresse l’ensemble des dockers des ports du Maroc et non uniquement ceux de Casablanca. Hier encore, le syndicat des dockers faisait planer la menace de grève. La décision devrait être prise lors d’une réunion du bureau syndical. Les dockers avaient mené, il y a moins d’un mois, une grève du zèle au port de Casablanca. Celle-ci a été qualifiée d’«aussi nocive que nuisible pour l’économie nationale» par Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport (www.leconomiste.com). A cette occasion, Ghellab avait tenu à réaffirmer l’engagement du gouvernement à sauvegarder les emplois des travailleurs des ports et aussi à protéger l’ensemble de leurs droits et acquis conformément à la loi en vigueur. Estimant que les propositions de son département aux dockers leur offrent la possibilité de se maintenir dans leur travail et même d’évoluer dans le cadre d’une nouvelle société de stevedoring. Proposition qui a été rejetée par les dockers. Les négociations entre la tutelle et le Syndicat des dockers seraient-elles donc dans l’impasse? Même si tout porte à le croire, de part et d’autre on affiche volontiers sa volonté de maintenir grandes ouvertes les portes du dialogue. Avec une nuance toutefois: le département de tutelle veut que les négociations se poursuivent dans des conditions de travail normales, les dockers, eux, «menacent» de recourir à la grève sous toutes ses formes (www.leconomiste.com). En attendant, c’est une bonne partie de l’économie nationale qui risque d’être prise en otage. La réforme portuaire a été réclamée par les opérateurs économiques, tant exportateurs qu’importateurs. Son entrée en vigueur, le 4 décembre prochain, va-t-elle de se faire dans la douleur? Auprès du département de tutelle, on affirme que non puisque cette réforme va intervenir par la force de la loi. Une question cependant: qui a intérêt à vouloir saborder cette réforme et quel avantage en sera-t-il tiré? Il est certain que la partie de bras de fer n’est pas près de se terminer.


Et les stevedores?

Une autre partie de bras de fer, à peine dissimulée, se déroule depuis quelques semaines entre le département de tutelle et les stevedores privés. Cela fait déjà un bon moment que les discussions engagées entre les deux parties sont arrêtées. Le «conflit» risque de s’enliser puisqu’aucun terrain d’entente n’a été trouvé jusqu’à maintenant, les deux parties campant sur leurs positions. Un conflit qui risque de prendre une autre tournure, voire des dimensions qui menaceraient directement la mise en application de la nouvelle loi sur la réforme portuaire. Une crise de plus en plus visible couve donc dans le milieu portuaire. Jamal Eddine HERRADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc