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Europe

PME/PMI: Le textile, premier client du programme de restructuration de la BCM

Par L'Economiste | Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

· Les résultats du programme

· Constat: Faible encadrement, sous-capitalisation...


Ce sont trente dossiers qui ont été agréés par la cellule de restructuration industrielle de la BCM depuis son démarrage en février dernier(1). Ces dossiers bénéficieront d'une enveloppe de financement à moyen terme à taux bonifié de 100 millions de DH.
«Seules trois entreprises n'ont pas été retenues, car leur programme n'était pas éligible à la mise à niveau», indiquent M. Jawad Bekkali et Mme Mariama Bencherki, les deux responsables en charge du programme de ce département. La banque est surtout intervenue au titre du conseil dans une centaine d'entreprises qui amorcent leur démarche de mise à niveau.
Dans son analyse, la BCM a fait plusieurs constats: un manque d'encadrement très important conjugué à une sous-capitalisation. Ces deux conclusions corroborent le diagnostic fait par le centre Euro-Maroc Entreprise. Les sociétés ont par ailleurs tendance à piloter à vue sans un système fiable de maîtrise des coûts.
Le textile est le secteur qui s'est taillé la part du lion en termes de nombre d'entreprises admises. «En effet, un tiers des dossiers financés proviennent de cette branche», souligne Mme Bencherki pour qui le textile est de loin le plus sensibilisé à la problématique de la mise à niveau. Il faut dire qu'avec le démantèlement douanier, le risque de mortalité va augmenter dans une activité qui a longtemps prospéré dans une situation de rente. Viennent en deuxième position les IMME, avec huit entreprises. «Mais la démarche au niveau de ce secteur reste lourde en raison du caractère capitalistique de ce secteur et du temps nécessaire à l'achèvement des études de faisabilité», observent les responsables du département.

Manque d'encadrement


Les services représentent le 1/5ème du programme à ce jour. Bon nombre d'entreprises se limitent au conseil et ne sollicitent pas de financement pour leur restructuration. En revanche, d'autres ont exprimé leur besoin de se restructurer financièrement plus pour corriger la structure du bilan. La plupart d'entre elles avaient tendance d'abuser des crédits de trésorerie.
Un peu plus de 13% des dossiers agréés relèvent du secteur agro-alimentaire plus par souci de se conformer aux normes internationales de qualité. Cette attitude se justifie par le fait que l'activité de ces entreprises est essentiellement orientée vers l'export. «A cela s'ajoute le souci d'introduire de nouveaux produits», notent les responsables de la BCM. Selon ces derniers, la timidité du nombre d'entreprises qui cherchent à se mettre à niveau peut être expliquée par le manque de visibilité qui marque «négativement» le secteur.
A rappeler que dans ce secteur, les produits marocains souffrent de la concurrence de la production européenne, laquelle bénéficie de subventions.
Le bâtiment est le parent pauvre du programme avec seulement deux sociétés. «Cette activité est plus adaptée au financement classique. De plus, elle ne fait pas partie des secteurs prioritaires pour nous», notent les responsables de la cellule de restructuration industrielle de la BCM.

Plusieurs formules de financement


Du bilan de l'expérience de la BCM, il ressort que les priorités dans la mise à niveau concernent surtout le renforcement des ressources humaines aussi bien en qualité qu'en quantité. Ce n'est pas seulement dans le financement que se situe la mise à niveau, mais également dans les aspects organisationnels.
A en croire les experts de la BCM, il serait opportun de créer une cellule de coordination pour la mise à niveau au Ministère de l'industrie, du Commerce et de l'Artisanat. En effet, le chantier de la mise à niveau nécessite plusieurs structures de ce type dans le pays. C'est d'ailleurs dans cet objectif que d'autres cellules similaires existent au niveau des autres banques notamment Wafabank.
Toutefois, un ensemble d'instruments financiers accompagnent le programme national de mise à niveau. Il s'agit notamment du Fonds de Garantie Européen de 30 millions d'Euros qui est en cours de mise en place. A cela s'ajoute la ligne de financement en capital-risque de 45 millions d'Euros, le fonds de garantie FOGAM et le Fonds de Garantie Français déjà opérationnels et dotés respectivement de 100 millions de DH et 200 millions de FF (310 millions de DH). Ces deux fonds ont respectivement participé à hauteur de 35,4 et 12,5% dans le financement de l'action lancée par la cellule de restructuration de la BCM. Le Fonds de Dépollution industrielle (FODEP), lui, a financé 5,2% des projets agréés. Le reste, soit 46,9%, a été pris en charge par le crédit de restructuration industrielle de la BCM.

(1) Cf L'Economiste n° 517


Les plus petites structures écartées


La plupart des entreprises agréées sont situées à Casablanca. L'effet de proximité y est pour beaucoup. En effet, le processus de mise à niveau nécessite plusieurs réunions avec les dirigeants de la société.
De plus, ce sont les PME structurées et relativement grandes qui ont cherché à adhérer à l'opération de restructuration. Les PME de petite taille sont encore tenues à l'écart.

Rafik IKRAM

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