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Marché des capitaux
Perspectives prometteuses pour la Bourse

Par L'Economiste | Edition N°:2262 Le 25/04/2006 | Partager

. Le capital-risque sera un bon catalyseur…. ... Le change flottant pour 2009-2010 aussi. Les incitations fiscales pas vraiment efficacesComment faire en sorte que le marché des capitaux remplisse pleinement son rôle dans le financement de l’économie? Certes, la Bourse joue un rôle primordial dans la canalisation de l’épargne vers les investissements productifs générateurs de richesses, comme l’assurent les spécialistes. Mais ce n’est pas encore tout à fait le cas pour la place casablancaise.Actuellement, et après avoir été étoffée en 2005 de quatre nouvelles recrues pour deux radiations, la cote de Casablanca compte 55 sociétés. Les responsables de la place tablent sur une moyenne de quatre introductions par an pour atteindre 100 sociétés à l’horizon 2015. Pour 2006, et en plus du spécialiste du tourisme Risma dont la cotation est fixée au 15 mai, on attend aussi le chimiste du groupe Chaâbi Snep et l’armateur Comanav. En 2007, viendra probablement le tour de Méditelecom, Crédit agricole et des deux filiales assurance du groupe Holmarcom, Atlanta et Sanad. Des petites capitalisations comme Biopharma, Drapor et Somathes sont aussi dans le pipe.En tout cas, les opérateurs qui veulent profiter des incitations fiscales instituées par le législateur pour développer le marché ont jusqu’au 31 décembre 2006 pour le faire. Mais que valent ces incitations? En Tunisie, par exemple, «l’expérience n’a pas été concluante», assure Zeineb Guellouz, présidente du gendarme du marché tunisien, le CMF(1). «Il faut que les entreprises éprouvent un besoin réel de se financer par le marché», dit-elle. Mais avant, elles doivent être éligibles à la cote.Les critères de cotation au Maroc restent draconiens, ce qui est un gage d’un séjour prolongé. En plus d’être bénéficiaire, critère qui n’a pas été retenu par la Bourse tunisienne, le candidat doit certifier les comptes des trois derniers exercices pour accéder au Premier Marché (deux exercices pour le marché Développement et un seul pour le marché Croissance). Le montant minimum à lever est de 75 millions de dirhams pour le Premier Marché, 25 millions pour le marché Développement et 10 millions pour le segment des petites capitalisations. Les candidats doivent aussi contracter une convention d’animation de marché avec une société de Bourse, contrat devant couvrir un horizon de trois ans pour les small-caps, et d’un an seulement pour le marché Développement. Les contrats d’animation présentent l’avantage d’une liquidité accrue manifestée par des spreads bas, gage d’une valorisation plus juste des actions.. Effet disproportionné sur les coursSi le marché boursier marocain affiche certaines carences, plusieurs réformes en cours ou à venir devraient favoriser son développement. Le texte sur le capital-risque récemment publié en est un.«En finançant les entreprises en création et celles qui sont en phase de croissance forte, le capital-risqueur les oriente, lors de son désengagement à leur maturité, vers le marché boursier», assure Jeff Vanrooyen du sud-africain FSB, le régulateur des marchés financiers. Ce type de financement contribue, donc, à l’élargissement de la cote et à l’amélioration de sa profondeur, le talon d’Achille de la place de Casablanca.Cette lacune est due au nombre limité des sociétés cotées combiné à un flottant relativement faible. Un marché peu profond fait que les ordres de grande magnitude ont un effet disproportionné sur les cours, ce qui remet en cause son efficience. Les cours des actions ne reflètent plus alors exactement la valeur intrinsèque de l’entreprise. Le développement du nombre des sociétés cotées, associé aux efforts déployés par la Bourse pour les encourager à augmenter le flottant et à réduire le nominal de leurs actions, devrait aider à palier cette carence.Mais la révolution tant attendue des gros opérateurs reste l’ouverture totale sur les marchés financiers internationaux à travers l’adoption d’un système de change flottant comme le préconisent les institutions de Bretton Woods. Cette ouverture devrait permettre aux investisseurs étrangers d’effectuer des allers-retours en toute liberté sur le marché local. Et il n’est pas exclu de voir des entreprises étrangères venir lever des fonds au Maroc. Selon le gouverneur de Bank Al-Maghrib, il faut attendre les années 2009-2010 avant une flexibilité totale (cf. notre édition du 15 mars 2006 www.leconomiste.com). Les investisseurs institutionnels marocains, qui sont pour l’instant cantonnés au Maroc, pourraient, eux aussi, procéder à des arbitrages et investir à l’étranger. D’ailleurs, la surchauffe que connaît depuis le début de l’année la Bourse de Casablanca (+40,55% pour l’indice général au 21 avril) est en partie attribuable à l’étroitesse du marché combinée à la taille des fonds d’investissements locaux. Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) disposent actuellement de plus de 100 milliards de DH d’actifs sous gestion, dont environ 85% sont investis sur le marché obligataire.


Le détail des incitations fiscales

Le législateur a institué des incitations fiscales pour pousser les entreprises à aller en Bourse. Celles-ci ont été introduites par la loi de Finances 2001 et restent en vigueur jusqu’à fin 2006. Les introductions qui se font par augmentation de capital bénéficient ainsi d’un abattement de 50% sur l’impôt sur les sociétés, et ce, sur les trois exercices qui suivent la cotation. Mais les candidats doivent diffuser au moins 20% de leur capital dans le public. Pour inciter les entreprises à lever des fonds frais et, au passage, améliorer leur solidité financière, le législateur n’a concédé qu’un abattement de 25% de l’IS pour les introductions qui se font par cession d’actions existantes. T. H.------------------------------------------------------------------------------(1) Elle intervenait lors d’un séminaire organisé les 23 et 24 mars à Skhirat par le CDVM en collaboration avec le Comité régional Afrique Moyen-Orient de l’Organisation internationale des commissions des valeurs (OICV). Les panélistes ont débattu des deux composantes du marché des capitaux, à savoir les marchés boursier et obligataire.

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