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Pauvreté: Promesses non tenues

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. Les pays riches négligent les engagements pris en 2000Si certains “objectifs du millénaire” peuvent être tenus, c'est uniquement grâce aux progrès de la Chine et de l'Inde. Ono en appelle à la désobéissance civile. Le chanteur vedette du groupe U2 a dû bondir en prenant connaissance du rapport 2003 du programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Principale conclusion: les engagements pris solennellement, voici trois ans, par plus de 189 chefs d'Etat et de gouvernement pour réduire la pauvreté dans le monde ne pourront être tenus. Pire: au rythme où vont l'aide internationale, l'ouverture des marchés des pays riches aux produits des pays du Sud ou les progrès de gestion publique, l'Afrique subsaharienne devra attendre 2147 avant de sortir de l'ornière de l'extrême pauvreté... Le 8 juillet, le chanteur a donc menacé de lancer une nouvelle campagne si les pays riches ne s'attaquent pas sérieusement au problème de la pauvreté. “Nous sommes sur le point de devenir très bruyants. Nous sommes sur le point de faire claquer des couvercles de poubelles”, a-t-il déclaré. C'est à New York, en septembre 2000, que les Etats, réunis sous l'égide des Nations unies (à l'exception de la Libye et de la Corée du Nord) pour le Sommet du Millénaire, déclarèrent la guerre à la pauvreté. Ils y fixèrent les “objectifs du millénaire”: réduction de moitié du milliard de personnes dans l'extrême pauvreté, scolarisation dans le primaire de tous les garçons et de toutes les filles, arrêt de la propagation du sida... Avec une date butoir: 2015.Trois ans plus tard, l'heure est aux premiers bilans. Dans son rapport, le Pnud estime que si certains objectifs (réduction du nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour, accès à l'eau) peuvent être tenus, c'est grâce aux progrès de la Chine et de l'Inde. Même si le Pnud ne le dit pas explicitement, le pari du millénaire est désormais hors d'atteinte. Non seulement pour la grande majorité des pays africains, mais aussi pour quantité d'autres pays en développement. Ainsi, “au cours des années 90, tandis que la majeure partie du globe bénéficiait d'une croissance économique soutenue, 54 pays en développement enregistraient un recul de leur revenu”. Du jamais vu!L'Afrique subsaharienne devra “patienter” jusqu'en 2165 pour réduire de moitié la mortalité des enfants. Quant à la réduction du sida et de la faim, autant ne pas faire de pronostics, “tant la tendance à la dégradation s'accentue dans cette région, au lieu de s'estomper”. Pour ce qui est du classement des pays selon leur IDH (l'indicateur de développement humain) qui mesure les avancées accomplies par pays à l'aune d'une sélection de paramètres sociaux et économiques fondamentaux, il n'a guère changé: en tête, la Norvège et en fin de classement, la Sierra Leone. La France pointe, elle, en 17e position.Par Vittorio DE FILIPPISSyndication L'Economiste-Libération (France)

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