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Politique

Oukacha reconduit à la présidence de la Chambre des Conseillers

Par L'Economiste | Edition N°:1626 Le 20/10/2003 | Partager

. Une séance houleuse où les prises de bec l'ont emporté sur le véritable discours politique Mustapha Oukacha, du Rassemblement National des Indépendants (RNI), a été reconduit, jeudi dernier, pour trois autres années, à la tête de la Chambre des Conseillers. Une élection sans surprise, même si certains observateurs y ont vu une manière de «corriger» les glissements des élections communales. Candidat unique à la présidence de cette Chambre, le président sortant a été réélu par 155 voix. Le plus étonnant dans cette élection, c'est qu'il n'y a pas eu une seule voix contre. L'absence de 67 conseillers a été également fortement remarquée, tout autant que les 37 bulletins blancs et les 15 autres annulés.Quoique relativement bien accueillie par la classe politique nationale, l'élection de Mustapha Oukacha a, néanmoins, suscité des réactions mitigées. Du côté de la société civile, on affirme volontiers «n'y avoir rien compris» et qu'elle n'est, en fait, que «la consécration de pratiques bien ancrées dans le pays». Mohamed M'jid, la notabilité bien connue dans les milieux sportifs et politiques, estime qu'«avec ou sans Oukacha, la deuxième Chambre est bien inutile et son rôle demeure toujours ambigu». Pour Ismaïl Alaoui, secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), cette élection est, en fai,t une «réaction normale aux résultats des dernières élections communales» qui ont effrité les rangs de la majorité. Le leader du PPS affirme qu'elle ne peut que «concrétiser les aspirations gouvernementales à une majorité confortable au niveau de cette chambre».. Un vote sans surpriseDes consignes ont été données de manière claire par les partis de la majorité gouvernementale à leurs conseillers pour que l'on vote Oukacha, ont affirmé des sources concordantes proches de ces formations. Ces consignes ont été scrupuleusement respectées et ont porté Mustapha Oukacha à la présidence. Mais, au-delà de ce vote sans surprise, la question de la formation des commissions et de la désignation de leurs présidents reste posée. Certaines commissions sont, en effet, jugées plus importantes que d'autres et leurs compositions revêtent un caractère politique qui a tout son poids au niveau de la représentation à la Chambre des Conseillers. Des observateurs de la scène politique nationale affirment que « ce sont les commissions qui donnent la meilleure image du degré d'importance d'un parti politique».La réélection de Mustapha Oukacha ne s'est pas déroulée sans remous. La séance a connu des prises de bec entre le président de la séance, Hadj Chnina (le seul conseiller âgé qui ait accepté la responsabilité de présider la séance) et des conseillers de la Confédération Démocratique du Travail (CDT) qui avaient inscrit le terme « abstention» sur leurs bulletins de vote. Le président de la séance a «annulé» ces bulletins alors que les conseillers de la CDT exigeaient qu'ils soient comptés. Mieux encore, Hadj Chnina a refusé d'accorder la parole à ces conseillers qui demandaient à exprimer leur position devant leurs pairs. Dérogation qui fut acceptée, quelques minutes après, pour le RNI et a provoqué un véritable tollé de la part de la CDT.La réélection de Mustapha Oukacha a toute sa signification dans le champ politique national où l'absence d'une véritable majorité laisse le champ libre à toutes les combinaisons possibles et plausibles. Ainsi, dans les milieux politiques proches du gouvernement, il est affirmé que cette élection va permettre la «résurrection» de ce dernier sous le «manteau» d'une coalition cohérente. Lourdement affecté par les dissensions au sein des directions des partis dont il est issu, le gouvernement Jettou se devait de disposer d'une majorité aussi à la Chambre des Conseillers. En la personne de Mustapha Oukacha, il semble qu'il l'ait trouvée, quoique la tâche de ce président, produit d'un nouveau cru des particularités de la démocratie à la marocaine, ne sera pas aisée. L'opposition farouche, qui n'a pas cessé de décrier ces derniers temps son bilan « fortement négatif », ne sera certainement pas tendre avec Mustapha Oukacha.Jamal Eddine HERRADI

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