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OMC: Les pays arabes forment leur groupe

Par L'Economiste | Edition N°:2303 Le 22/06/2006 | Partager

. Objectif: Mieux coordonner leurs positions aux négociations du cycle de DohaLes pays arabes ont décidé mardi 20 juin de se regrouper au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour mieux coordonner leurs positions aux négociations du cycle de Doha, a annoncé le ministre égyptien du Commerce, Mohammed Rachid. «Nous avons un groupe arabe, ce qui est nouveau», a-t-il déclaré à la presse à l’issue d’une rencontre au Caire avec plusieurs de ses homologues dans les pays arabes. L’annonce de la création de ce groupe sera officiellement transmise au DG de l’OMC Pascal Lamy à Genève la semaine prochaine. Le groupe comprendra les 12 pays arabes membres de l’OMC (Bahreïn, Djibouti, Egypte, Jordanie, Koweït, Mauritanie, Maroc, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Tunisie et Emirats arabes unis). Six autres pays, qui ont un statut d’observateur à l’OMC sans y disposer du droit de vote (Algérie, Irak, Liban, Libye, Soudan et Yémen) seront compris dans les consultations au sein du nouveau groupe, a-t-il ajouté. L’OMC, qui compte 149 membres, a lancé un cycle de négociations multilatérales sur la libéralisation du commerce mondial, dit de «Doha», dans la capitale du Qatar, en novembre 2001. L’OMC s’est donné jusqu’à fin 2006 pour approuver un accord global. Mais les Etats ont manqué fin avril une première échéance qu’ils s’étaient fixé pour parvenir à un accord de baisse des droits de douane. «Nous ne nous attendons pas à tomber d’accord sur tous les dossiers», a dit Rachid. «Il sera peut-être difficile de trouver un terrain d’entente mais il y a un minimum de compréhension. Avant, il n’y avait pas de coordination et nous devons avoir une position commune» aux négociations de Doha, a-t-il ajouté. Les pays en développement ou émergents, avec à leur tête le Brésil et l’Inde, réclament de fortes réductions des subventions agricoles américaines et des droits de douane européens sur les importations de produits agricoles. Américains et Européens, tout en se rejetant mutuellement la responsabilité de l’impasse, font pression en retour sur les pays pauvres pour qu’ils ouvrent leurs marchés à leurs produits industriels et à leurs services.Synthèse L’Economiste

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