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Offshoring
Les nationaux réclament leur part

Par L'Economiste | Edition N°:2893 Le 31/10/2008 | Partager

Plusieurs opérateurs marocains se plaignent d’une sorte de «concurrence déloyale» exercée par les entreprises installées dans les zones dédiées à l’offshore. Cela s’exprime à plusieurs niveaux: différenciation du traitement fiscal, concurrence au niveau des appels d’offres locaux et au niveau des ressources humaines. Mohamed Horani, PDG de HPS et président de l’Association des professionnels de technologies de l’information (Apebi), propose une lecture différente.- L’Economiste: Y a-t-il effectivement une concurrence déloyale des entreprises offshore?- Mohamed Horani: Je tiens tout d’abord à préciser que l’Apebi ne représente pas seulement les entreprises locales mais l’ensemble des opérateurs du secteur des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring implantés au Maroc. D’ailleurs, HPS, que je préside, est une entreprise marocaine opérant dans l’offshoring. Pour ce qui est du traitement différencié, notre fédération n’a pas cessé d’appeler à la nécessaire cohérence entre la stratégie offshoring qui fait partie du plan Emergence, et la stratégie de l’industrie locale qui a fait l’objet du contrat-progrès 2006-2012. Cette convergence est nécessaire pour assurer un équilibre et une complémentarité entre les deux stratégies. Par rapport à l’export, les mêmes incitations fiscales sont offertes à l’ensemble des secteurs d’activité marocains et donc pas uniquement à notre secteur. Nous trouvons cet avantage tout à fait cohérent avec la stratégie qui prône l’égalité des chances pour tous les opérateurs tant nationaux qu’internationaux. Ce que nous déplorerions, ce serait l’inverse, à savoir que les sociétés marocaines soient exclues de certains appels d’offres, sous couvert de conditions irréalistes dans les cahiers des charges. Nous avons vécu cette situation par le passé, avec ADM par exemple, mais nous assistons à l’heure actuelle à la division de gros projets en plusieurs lots, démarche qui permet ainsi aux entreprises locales qui n’ont pas la taille critique pour postuler pour la totalité du marché, de pouvoir au moins soumissionner pour un lot.- Et les ressources humaines?- Quant à la question des ressources humaines, je pense que c’est une anomalie qui risque de créer des problèmes graves sur le marché de l’emploi marocain et de se répercuter sur tous les opérateurs dont les offshorers.- Que faites-vous pour l’harmonisation fiscale?- Notre fédération demande à ce que les mesures fiscales soient généralisées à tous les opérateurs du secteur, quelle que soit leur localisation. Ainsi, l’investisseur ne sera pas conditionné par la localisation de son entreprise, et aura la liberté de choisir le lieu d’implantation en fonction de sa stratégie et de son positionnement.Propos recueillis par Nabil TAOUFIK

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