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Economie

Nos retraites menacées
La CNSS dévoile ses scénarios

Par L'Economiste | Edition N°:1656 Le 05/12/2003 | Partager

. Ils concernent le report de l’âge de retraite à 65 ans, le calcul de base de la pension sur 10 ans . L’augmentation des cotisations et la diminution des prestations sont fortement recommandées. Les propositions seront examinées lors des assises sur les retraites La réforme des régimes de retraites au Maroc est en pleine ébullition. Nombreux sont les scénarios envisagés pour l’amélioration des régimes de pensions notamment ceux gérés par la CNSS et qui présentent des déséquilibres. Bien que la Caisse contrôle un régime privé ouvert, l’inadéquation des taux de cotisation, compte tenu de la montée des dépenses, est réelle. Pour anticiper le risque, les responsables de la Caisse viennent de finaliser des scénarios éventuels relatifs à la réforme du régime de pensions géré par la CNSS. Le premier scénario envisagé est celui de relever l’âge de retraite à 65 ans au lieu de 60 ans actuellement. Le report de l’âge de la retraite est considéré par les spécialistes du domaine comme une forte mesure incitative pour la réforme des régimes de pensions dans la mesure où il produit des effets évidents. D’abord il permet de diminuer les prestations, puisque celles-ci commencent à un âge tardif. Ensuite, le relèvement de l’âge permet d’augmenter les recettes financières des régimes. Enfin, il revient à ce système de distribuer davantage de droits (puisque les individus cotisent plus longtemps).Selon Abdelwahed Khouja, directeur de la stratégie à la CNSS, le report de l’âge de retraite est une mesure efficace pour le pays compte tenu des faibles taux des cotisations et de renouvellement de la population active. Le deuxième scénario est celui du réaménagement des salaires de référence pour le calcul de la pension sur une base plus longue. Il s’agit de tenir compte des 10 dernières années au lieu de 3 actuellement. Cela permettra à la Caisse d’avoir un taux de pension supplémentaire de 1% tous les 264 jours. Dans ce cas, le taux d’annuité qui mesure le nombre d’années nécessaires à l’obtention de la première pension est appelé à baisser. Actuellement, ce taux est de 5%, c’est-à-dire, pour un employé du privé, il faut attendre 10,3 années pour qu’il perçoive une pension à hauteur de 50 % (ce taux est de 2% à la CMR). La proposition des responsables de la CNSS consiste à uniformiser ce taux pour le public et le privé. Ils proposent d’augmenter le nombre d’années pour la base de calcul des pensions de la Caisse à plus de 10,3 années. Il s’agit là d’une manière indirecte, pour diminuer les taux d’annuité.Le troisième scénario envisagé par la CNSS consiste à ce que la base de calcul proportionnelle soit de 30 % après 3.240 jours de travail. A cela s’ajoute une majoration de 2% tous les 264 jours. Ce scénario repose également sur une base de calcul des pensions de 10 années. L’approche vise à améliorer le lien entre l’effort supporté par le bénéficiaire durant ses années de travail et la pension qu’il touchera à la fin de sa carrière.«Dans un système de répartition comme le nôtre (4 régimes de pensions), il y a deux moyens pour arrêter l’hémorragie et faire face à un déficit très probable», fait-on valoir à la CNSS. D’abord, l’augmentation des cotisations si les formules de calcul des pensions restent inchangées. Sur ce plan, la CNSS compte procéder aux réajustements des taux de cotisation des prestations. Pour le long terme, le taux passera de 9,12% à 11,89 du salaire plafonné et cela pour une période d’équilibre de 5 ans, alors que pour le court terme, le taux passe de 0,66 à 1 % du salaire plafonné. De plus, un transfert des fonds du produit financier de près de 5 milliards de DH vers la réserve de long terme sera réalisé. Il s’agit de faire face aux plafonds qui ne répondent pas aux augmentations générales des salaires (4 fois depuis 61). Nabil BOUBRAHIMI

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