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Moody's: Attention à la dette publique!

Par L'Economiste | Edition N°:2200 Le 25/01/2006 | Partager

. Les rapports au Maroc sont supérieurs à ceux de ses pairsLe Maroc est de nouveau sous la loupe de Moody’s. Dans son rapport annuel sur le Royaume, l’agence de notation indique que «le rating pays (devise étrangère et devise locale notées Ba1 avec actifs stables) reflète les rigidités fiscales dans les finances publiques et la dépendance de l’économie vis-à-vis de l’agriculture pour une partie substantielle du PIB». Le rapport de l’agence de notation, intitulé «Maroc: l’analyse 2005 du degré de solvabilité», est une mise à jour annuelle adressée aux marchés et non pas un nouveau rating.L’analyste de Moody’s souligne que «le ratio dette intérieure/PIB est passé de 79,2% en 1979 à 66,4% en 2004». Sara Bertin-Levecq, vice président de Moody’s, l’auteur du rapport estime qu’à moyen terme, ce ratio baissera». Le rapport de la dette publique au revenu général a également diminué sur la même période. L’analyste a précisé que les niveaux affichés par le Maroc sont au-dessus de ceux d’autres pays dans la grille de Ba1. Les autres arguments qui renforcent le degré de solvabilité du Maroc incluent une jeune population, un processus continu de démocratisation et une stratégie active de gestion de la dette publique. Mais aussi «une croissance du PIB non-agricole avec des hausses des performances de l’industrie et services», indique le rapport de Moody’s. «Pour 2005, le rendement agricole devrait être affecté par la baisse de la pluviométrie et sera ainsi une année d’essai pour déterminer si les performances de l’industrie et services sont suffisantes pour compenser la baisse des rendements agricoles», fait remarquer Bertin-Levecq. L’analyste rappellera que le gouvernement a institué une série de réformes juridiques qui sont susceptibles d’avoir un effet durable sur l’économie marocaine et d’influencer également la culture d’affaires d’une manière positive. Le rapport conclut «qu’à moyen terme, si la vague des réformes reste inchangée, la croissance non agricole du PIB rendra probablement l’économie moins sujette à des variations de rendements agricoles». L’analyse de Moody’s reste tenable. Mais elle omet un point fondamental que d’autres observateurs nationaux ont régulièrement soulevé dans leurs analyses: ce n’est pas un problème de rendement dans les campagnes, mais de faiblesse de la consommation du monde agricole au terme d’une année de sécheresse. L’agriculteur n’a pas de revenu pour consommer durant l’année, ce qui conditionne les performances de larges pans de l’économie. B.E.Y

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