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Microfinance: De bonnes affaires pour les banques

Par L'Economiste | Edition N°:2265 Le 28/04/2006 | Partager

. Si elles arrêtent de snober la TPE. Un marché porteur, rentable et structurant. L’Egypte et la Jordanie se lancentQuand l’explosion de la microfinance suscitera-t-elle l’intérêt des banques? Pour l’instant, les plus «téméraires» se contentent de refinancer les institutions de microcrédit (IMF), comme le prévoit la réglementation. Mais les ratios de rentabilité affichés par le secteur ne devraient pas les laisser longtemps indifférentes.C’est dans cette perspective que Planet Finance organise un cycle de conférences axé sur le financement des très petites entreprises (TPE) informelles par les banques commerciales. Au niveau mondial, les banques sont en train d’augmenter leurs engagements directs dans la microfinance. Elles ont dû, pour cela, adapter leur organisation interne et leur mode d’appréciation du risque. Certes, le secteur bancaire ne couvre pas plus de 300.000 clients sur les 600 millions de bénéficiaires de microcrédit dans le monde. Mais le marché est en forte croissance. L’Egypte vient de sauter le pas et la Jordanie envisage de faire de même. Au Kenya et en Inde, des sociétés financières sont entièrement dédiées à la commercialisation des services financiers auprès des TPE informelles.Au Maroc, où le secteur de la microfinance est donné en exemple au niveau de ses performances, les banques se montrent plus hésitantes. A terme, elles devraient pourtant suivre la même voie, d’autant que l’activité figure parmi les plus rentables. Ainsi, le taux de remboursement dépasse 90% grâce à l’octroi de prêts solidaires. Ces derniers sont également à l’origine du bon niveau de productivité des agents (350 dossiers par personne). De plus, les nouvelles technologies de l’information permettent de réduire les coûts par rapport aux risques. Ce n’est pas un hasard si les IMF marocaines sont de plus en plus efficaces et rentables. Leur ratio de charges d’exploitation a été réduit de moitié à 30% entre 2002 et 2005. Leur autonomie opérationnelle est supérieure à 120%.Malgré ces performances enviables, les IMF n’arrivent pas à couvrir l’ensemble des besoins de la population faute de fonds suffisants. Seulement 40% de la demande urbaine et pas plus de 5% de la demande rurale sont satisfaits. Pour l’instant, les banques hésitent à se lancer. Elles préfèrent consentir des lignes de crédit aux IMF qui sont, elles, impliquées directement sur le terrain. Mouna KABLY

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