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    Economie

    Mezouar: «La mondialisation est là, elle se fera avec ou sans nous»

    Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

    . La mobilisation, priorité des priorités du plan Emergence. Le changement des mentalités des managers aussi«Si ce travail n’avait pas été fait, le Maroc serait passé à côté»: Salaheddine Mezouar, le ministre du Commerce et de l’Industrie, est venu, mercredi soir, exposer aux membres de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc(CFCIM) les grandes lignes du plan Emergence. Il doit également présenter aux Intégrales de l’investissement, prévues les 1er et 2 décembre 2005, les résultats d’une étude du cabinet Ernst&Young, «où le Maroc occupe une place favorable». «La mondialisation se fera avec ou sans nous. Autant qu’elle se fasse avec nous»: c’est en ces termes que Mezouar qualifie l’urgence de la nouvelle stratégie industrielle. Avec 16% du Produit intérieur brut et 12% à peine des emplois, le secteur industriel n’occupe certes qu’une place moyenne dans l’ensemble de l’économie. Il réalise toutefois plus de 50% des exportations du pays (voir infographie). D’où son importance et l’initiative du gouvernement de mener une réflexion sur les moyens à mettre en oeuvre pour développer les divers pans industriels. Principale conclusion: le Maroc n’a ni de grands avantages ni de grands désavantages par rapport à des pays économiquement similaires. Dans un volumineux rapport de 1.800 pages, le bureau Mc Kinsey a énuméré les obstacles, établi des comparaisons, des projections et surtout listé les mesures adéquates pour atteindre des objectifs de croissance (www.leconomiste.com). Pour le ministre, «au-delà des mesures, c’est la nouvelle dynamique suscitée par la stratégie qui importe». L’essentiel pour Mezouar aujourd’hui est de «mobiliser les industriels autour du projet», car «sans cette mobilisation, le développement ne pourra pas avoir lieu». Le ministre a d’abord voulu rassurer l’assistance venue nombreuse quant au bien fondé de l’étude. On se rappelle, en effet, que le rapport avait suscité de vives réactions quant à son coût et la faisabilité du projet de développement proposé. Aujourd’hui, il s’agit de fédérer les énergies autour d’une vision commune. A l’instar de la Vision 2010 pour le tourisme, l’industrie aura sa feuille de route, un programme préétabli de réalisations et des échéances à respecter. «C’est une feuille de route qui rétablit la visibilité, la confiance et la mobilisation», insiste Mezouar. Car c’est justement de visibilité dont manquait le monde des affaires marocain. C’est en tout cas une des principales critiques longtemps adressées au gouvernement par le patronat. Le plan Emergence prévoit donc une batterie de mesures, 700 au total, à mettre en place pour que le Maroc soit un «pays émergent». La nécessité de «prioriser» a conduit à la sélection de secteurs comme l’aéronautique, l’agroalimentaire, le textile ou l’automobile. En totalité, le plan a sélectionné huit moteurs de croissance (www.leconomiste.com). Mais cela ne devrait pas empêcher les autres activités de se développer. C’est d’ailleurs une des craintes majeures exprimées par les industriels. Du moins ceux qui n’exercent pas dans les secteurs choisis. «Le choix des secteurs est sans exclusive, précise Mezouar, il fallait d’abord identifier les branches porteuses de potentialités». Cela ne signifie pas pour autant que les autres secteurs seront marginalisés. C’est ce qu’assure le ministre. «Les 700 mesures ne doivent pas constituer un élément de focalisation. Il faut davantage s’intéresser à la dynamique créée, à la visibilité construite et à la mobilisation des acteurs autour du projet». Amale DAOUD

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